L’équipe de Twivi s’est fendu d’un travail d’investigation poussé sur le dernier film avec Keanu Reeves : Avis croisés mais conclusion identique :

Avis de Salagir

Le jour où notre cerveau s’arrêta, c’est en voyant ce film. Plus on avance, et plus on est atterré. Encore une fois, tant d’argent pour ça on peut se poser des questions.
Voyons ensemble les raisons qui font de ce film un énorme navet.

La lente réalisation

Au début, on pense que ce film est plutôt lent, ou comme on dit gentiment, contemplatif. Mais en fait on finit par comprendre qu’il est juste chiant.
Avec un scénario qui tient en une heure et quart, on suit un film d’une heure quarante qui semble en faire deux et demi. Tout est lent, tout est fixe.

Bien sûr notre acteur en chef n’aide pas. Je passe à ce sujet au second problème.

Le Jour où la Terre s’arrêta - La critique destructive

Keanu Reeves

Notre héros au charisme d’un haricot vert est de retour. Il joue très, très mal.
Même en extraterrestre sans émotion, Keanu, ou un acteur virtuel, je ne sais pas, est raté. Dans la première scène, où il joue un humain, ses yeux regardent déjà 3 kilomètres derrière la caméra. En plus, il n’a même pas pu sortir ce qui fait toute la puissance de son jeu d’acteur, c’est à dire, faire « waoh ».

Quand Keanu avance, on dirait qu’il recule.
Quand il recule, on dirait qu’il remonte le temps.
Ce paraplégique debout couplé à la réalisation lente font de ce film le numéro un universel des choses chiantes à regarder, après la défragmentation d’un Windows XP (qui, nous sommes tous d’accord, est beaucoup moins cool qu’une défragmentation d’un 98)

L’histoire dans les détails

L’histoire générale, qui nous vient d’un super film des années cinquante, pourrait être bien, mais dans la forme, c’est calamiteux.

Car nous parlons d’un film à grand spectacle à mettre dans l’esprit de Independence Day. Il y a donc les scènes de foule qui fuient, les militaires dans tous les coins, et la grandiloquence du gigantisme de la situation (on ferme une autoroute pour faire arriver une nobody plus vite à destination).
C’est raté. Si on rigole sur la fermeture de l’autoroute, on garde un peu d’espoir que le haricot vert et la pleureuse ne seront pas les seuls personnages du film, sauf que là, on déchante vite.

Toutes les réactions sont bien sûr très caricaturales. Les militaires ne peuvent s’empêcher de tirer sur l’extraterrestre, après tout ils sont là pour ça. Les gouvernementaux sont des cons qui ne savent que dire « Nous contrôlons la situation » lorsqu’une forme de vie 10 000 fois plus avancée qu’eux leur fout la pâtée. Le gamin-qui-sert-à-rien fait chier, chier, et re-chier et rend toute situation pire qu’avant par ses actes.

Le Jour où la Terre s’arrêta - La critique destructive

Histoire d’attendrir le chaland, on nous sort de nombreuses scènes mielleuses et chiantes, où les acteurs, qui ont fait trop de scènes d’actions (comme ouvrir une porte de voiture, entrer dans une voiture, sortir d’une voiture, montrer un produit sponsorisé, utiliser un produit sponsorisé…) se reposent en pleurant et parlant de tous leurs malheurs (ouin mon papa est mort et j’aime pas ma belle-mère), de préférence en pleine situation de crise (on me tire dessus, ou le monde est en train d’être détruit, le monde ENTIER, SAUF là où on est parce que, pas con, le truc qui détruit des portes blindées et buildings entiers, il fait rien à ma ptite cachette, ahahahah!!!).

Histoire d’être subtilement marketingement nocif, la table magique de Krosoft, après avoir fait un tour chez James Bond, est utilisée en objet tout à fait quotidien de nos amis scientifiques, qui posent tout naturellement leurs tubes lumineux sur la table ce qui écrit des trucs dessus.
Je pensais que la science fiction du film, c’était les aliens moi. Je pense que le message marketing de Krosoft est assez clair : Quoi ? T’as pas encore la table virtuelle machin qui sert de table à café de Bill Gates ? Mais t’es une merde !

Pour finir, il y a des choses bien dans ce film. Peut-être on peut en faire un bon truc, avec un re-découpage complet, en enlevant la moitié des scènes, et en remplaçant Keanu par quelque chose de mieux, comme une carotte, ou un mulot.

Avis d’Alec

Secrètement amoureux de Jennifer Connelly depuis Dark City, je me cale dans mon fauteuil de cinéma, persuadé de passer un bon moment (fou que j’étais)

Le Jour où la Terre s’arrêta - La critique destructive

La scène d’intro nous plonge immédiatement dans le non jeu avec un mister Reeves alpaniste sous lemoxil qui évolue dans un décor en carton pâte d’un autre temps. Tout est lent, très lent et surtout trèèèèèèèès inutile, le fait que keanu tripote une couille alien géante et qui se fait pomper son ADN ne sert ABSOLUMENT à rien au reste de l’histoire. Mais bon, passons les menus détails. On se téléporte de nos jours et on retrouve Connelly en scientifique / maman un peu largué devant son gamin qui joue à World of Warcraft (merci la pub au passage). Et là crac, une scène guignolesque où des men in black viennent la prendre directement chez elle, avec pour seul mot « on vous expliquera en route ». Scott Derrickson doit sans doute avoir un problème avec l’ordre et l’armée parce qu’il adore nous assommer de clichés poussifs (pèle mèle : les men in black qui ressemblent à des mister Smith, les ralentis sur les déploiements militaires, les phrases chocs et vides de sens…)

Le pitch s’installe en même temps qu’un certain malaise : Klaatu déboule et déclare « salut les nazes, la planète meurt, je dois vous éliminer pour la sauver » et… et… C’EST TOUT ! Et le reste du film n’est qu’un amas de scènes inutiles où Jennifer chouine « laissez nous une chance de changer ! » Bordel mais t’es qui toi pour parler au nom de l’humanité ? Ha il est quand même fait une fois référence aux Nations Unies hein, pour faire bonne figure mais sinon nada, c’est notre scientifique de charme qui va montrer à Keanu que l’humain, c’est pas qu’une ordure. Et comment elle fait à votre avis ? Ben, elle tire Keanu du quartier crap de New York et l’amène dans la datcha bobo d’un prix nobel qui écoute du Bach. Et là forcément, E.T se doit de sortir un « ho mon dieu, mais c’est trop beau »… genre… Le nobel bo-bo joué par John Cleese lâche alors la clé du film « c’est au bord du précipice que l’humain peut changer » et là crac, Keanu-Klaatu a le doute, il faut peut être laisser une chance aux humains. <= Bordel, 1h20 de film pour vous déballer pareille sornette, c’est juste affligeant !

Mais le vrai du problème au delà de son propos d’un bobo-ecolo-niais (mais d’un niais !) c’est le rythme et la consistance. C’est simple, ça parle tout le temps et souvent pour dire des trucs pas intéressant… et dire que le réalisateur se paie en plus le plaisir de caser des ralentis sur Keanu qui marche dans la forêt… Bref, le film se limite à 2 ou 3 scènes d’actions avec un finish soit disant spectaculaire sauf que ça fera bien 30 minutes déjà que vous aurez sorti votre DS pour faire un entrainement du Dr Kawashima. Allez, sans conteste la daube de l’année et tant pis à mon amour de Connelly, elle se rattrapera sur des rôles plus à sa mesure et loin du personnage de scientifique chouineuse et paumée de  » Le Jour où la Terre s’arrêta ».

Le Jour où la Terre s’arrêta - La critique destructive

4 COMMENTS

  1. Effectivement, c’est d’une nulité … ! Un téléfilm avec les Effets spéciaux en plus et encore.. ! Une bonne blague carambar.. A éviter !

  2. ouech moi j’ai trop kiffé le film, vous avez pas piger les liens entre la fille et sa mere … pas mal d’allusion à Dieu et j’ai beaucoup kifé!

    bref c’est trop bien sauf les effts spéciaux c’est comme ds smallville

  3. Convenu comme c’est pas possible… le même serait sorti sans Keanu Reeves qu’on aurait crié au nanar. Du même niveau que transformers et la plupart des block buster récent : une daube.

    Le prochain : dragon ball.

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