Si vous aimez les jeux vidéo sur PC, vous avez peut être déjà cherché les solutions (légales) de téléchargement de jeu vidéo. Personnellement, je suis assez peu attaché au fétichisme de la boite (surtout depuis que le format DVD s’est imposé, limitant le contenu à son strict minimum) surtout qu’après de multiples déménagement, je n’ai pas envie de m’encombrer de boites. J’ai donc testé trois plateformes : Steam de Valve d’un coté, EA Store d’Electronic Arts et Metaboli de l’autre. Bon plan ? Piège à éviter ? Arnaque ? Mon dossier se divisera en 3 articles dont voici le premier :

STEAM

Lorsque Valve a sorti Half Life 2, il a accompagné ce lancement d’une « révolution » à savoir que l’acheteur était obligé de télécharger le jeu en ligne et de l’activer via Steam. Scandale parmi les joueurs à qui on imposait un système assez contraignant (activation par Internet, impossibilité de revendre le jeu d’occasion sans donner le compte steam avec, problème de réseau à une époque où l’ADSL en 512 était le must du net) et surtout qu’à l’époque, si Valve faisait faillite, le jeu pouvait finir à la poubelle (plus de Valve, plus de Steam, plus d’activation et donc plus de jeux)

4 ans plus tard, on peut dire que le pari de Valve est plus que réussi. L’éditeur a ouvert sa plateforme de téléchargement à des tiers et de plus en plus de nouveautés sont directement disponibles en téléchargement : Bioshock, Call of Duty 4, Race Driver : Grid …

Comment ça marche ?

Steam s’installe en même temps que Half Life 2 ou alors en téléchargeant le programme directement sur le site Steam Powered. Steam s’installe sur votre ordinateur muni d’un OS Windows et se loge dans le systray, à coté de l’horloge. Assez discret, il se présente en 4 parties principales : la boutique, votre profil de joueur, vos jeux et vos bandes annonces téléchargés. Dans la partie boutique, vous consultez le catalogue. Pour chaque jeu vous avez une description en français, souvent une vidéo de présentation et la possibilité de télécharger gratuitement une démo, histoire de se faire une idée. La partie profil correspondant à l’aspect social (si ça vous intéresse de partager votre profil de gamer), vous pouvez voir si vos amis sur Steam sont connectés et à quels jeux ils jouent. Enfin vous avez la section « jeu » qui regroupe toutes les démos et jeux disponibles sur votre ordinateur. A noter que vous pouvez ouvrir Steam à tout moment en jouant, ça vous permet de gérer le teamspeak intégré à Steam ou encore vos préférences.

Le catalogue de Steam

Ok, mais les jeux sont-ils en français ?
Cela dépend mais une grosse partie du catalogue est en français. Cela se vérifie sur la fiche du jeu :

Steam est-il en français ?

Des fois, il y a des petites aberrations comme Civilization 4 en anglais et ses add-ons en français, si vous achetez le pack complet, Civilization sera entièrement traduit en français, sauf les vidéos qui restent en anglais (mais sous titrés en fr), on a connu plus traumatisant… Mais ça reste une exception, quand la langue française n’est pas précisé, c’est qu’elle n’est pas disponible.

Le processus d’achat sur Steam
Là, on aborde un gros point fort de Steam, si ce n’est LE point clé : le site est en dollars. A l’heure actuelle où 1€ s’échange à 1.60$ vous comprenez tout de suite l’avantage financier d’acheter son jeu sur Steam.
Prenez par exemple Dark Messiah of Might and Magic : vendu 15 € en format boite, vous le trouvez à 9.99 $ sur Steam (soit 6.70€) ça fait une sacré différence au final.

Une fois l’achat décidé, vous entrez vos informations bancaires (paiement par CB uniquement) et vous validez. Loin du système piégeur à la Itunes, Steam vous redemandera votre CB à chaque achat, un peu rébarbatif mais tellement plus sécurisant.

Ensuite, il ne nous reste plus qu’à télécharger le jeu, la vitesse dépendra alors de votre connexion Internet mais avec 10 mega, je télécharge sans problème à 900 kb/s

Le telechargement de jeu sur Steam

Une fois le téléchargement fini, vous pouvez plonger dans votre jeu !

Bon, où est le piège ?
Bien entendu, Steam n’est pas exempt de défaut. Premier problème : quand on paie : Les prix affichés sur le catalogue sont Hors Taxe : ça fait toujours une mauvaise surprise au final de se prendre un malus de 19.6%. Bien réfléchir avant d’acheter donc.

Autre mauvaise surprise, certains jeux sur Steam sont excessivement cher. Bioshock est vendu 55$ (37€ environ) alors que vous trouvez dans le commerce sa version boite à 20€. De même, certains oldies sont trop cher, même malgré la nostalgie : vendre Ultimate Doom (sorti en 1995 !!) à 9.99$, ça fait mal (et rire).

Bref, une fois de plus, il faut savoir être attentif pour faire de bonnes affaires.

De bonnes affaires ? On peut faire des affaires sur Steam ?

Oui, très clairement. Avec le change du dollar favorable à l’euro d’une part et surtout par la politique commerciale de Steam d’autre part. Il est très fréquent de voir des offres promo limitée au week-end (ou sur quelques jours) et qui proposent des jeux à prix cassés ou des pack à prix préférentiel.

Par exemple, Civilization 4 est vendu 40€ dans le commerce avec ses 2 extensions, j’ai pu les acheter sur Steam pour 36$ soit 24€ (soit 60% moins cher)
Bref de quoi s’amuser sans forcément se ruiner.

Le catalogue sur Steam
Il est certain que les meilleures affaire se font sur les jeux sortis entre 2006 et 2007. Là vous avez un choix assez large et surtout des prix très attractifs (haaa Titan Quest et son addon pour 20$, c’est du tout bon !)
Actuellement, il y a 316 jeux de disponibles et plus d’une centaines de démo, largement de quoi faire niveau jeu. A noter que certains éditeurs, Ubisoft pour ne pas le citer, a mis en vente sur Steam certaines de ses licences sous restriction géographique. Par exemple, les américains et canadiens peuvent acheter Assasin’s Creed sur Steam… et c’est tout, le reste du monde peut aller voir ailleurs. Dommage…

Je suis dépendant de Steam ?
Pour conclure cet article, je citerais les derniers points qui font que j’adore Steam :
> Le premier élément est que le jeu une fois téléchargé, vous pouvez le graver sur un DVD, c’est votre copie (au cas où Steam disparaitrait un jour)
> Ensuite, le client de jeu est multi-poste : à savoir que j’ai installé Steam sur mon ordi et sur mon portable, je me connecte sur mon compte Steam et j’ai accès à mes jeux où que je sois dans le monde. Très pratique !
> Le jeu acheté est disponible au téléchargement « à vie », c’est à dire que je peux l’acheter, le télécharger, y jouer, puis ça me gonfle et je le désinstalle. Le jeu est toujours visible (en grisé) dans mon Steam, si j’ai envie de le réinstaller, je n’ai plus qu’à le re-télécharger. Il n’y a pas de limitation de temps dans le téléchargement !
> Steamworks : Valve a ouvert Steam aux « petits » éditeurs ce qui permet de tomber sur de bonnes surprises : Peggle, Defcon, Trials 2… des jeux introuvables dans le commerce et qui sont vendus en moyenne 10$ sur Steam.
> Même si Steam n’arrive pas à se connecter à Internet, les jeux sont utilisables, il n’y a pas de blocages et d’identification à chaque lancement du jeu (encore heureux me direz-vous, mais cette idée fait du chemin dans l’esprit torturé des éditeurs…)
> Enfin ! On peut jouer à ses jeux sans avoir son lecteur DVD squatté par le CD de jeux !!! (et de devoir en changer constamment quand on change de jeux)

Et après ?

Valve travaille actuellement à un « cloud » (le truc à la mode dans la gestion des données informatiques). En gros, on stockera à terme sa config et ses sauvegardes en ligne, via Steam. Quand vous avez plusieurs ordi ou si avez tendance à clasher votre windows par un gros formatage en règle, vous serez content de retrouver en un clic vos jeux, config et sauvegarde !

Avec ses 15 millions de comptes actifs, Steam a réussi le pari d’imposer son modèle. Clairement en avance sur le marché lors de sa sortie, le système s’est peu à peu affiné et a trouvé sa vitesse de croisière et un modèle séduisant. Maintenant Valve est enfin en position de force pour négocier l’arrivée de nouveaux éditeurs et de titres sur son catalogue. Signe du temps, S.T.A.L.K.E.R Clear Sky sortira en même temps sur Steam et dans les boutiques. La dématérialisation a enfin du bon !

Conclusion

Les plus :
+ Programme léger et très complet
+ Prix en dollars
+ Les promotions très fréquentes
+ Le téléchargement non limité dans le temps
+ La simplicité d’utilisation
+ Fini de jongler avec les CD de jeux
+ Jeux en français

Les moins :
– Les prix affichés en Hors Taxe
– Certains prix trop élevés ou farfelus
– Impossible de revendre son jeu d’occasion

A la semaine prochaine pour un test du EA Store !

5 COMMENTS

  1. Est ce qu’il y a aussi des jeux courts et pas chiants, pour les petits dans mon genre ?

    Est-ce que ca peut s’installer au bureau discrètement ? héhé…

  2. J’ai testé Steam aussi, en dehors du design moche du programme et de ses « blocages » (des mises à jour qui ne se télécharge pas, faut faire clic droit « pause » puis clic droit « reprendre » et là ça marche…), c’est un bon produit.

    C’est vrai que la présence du dollars est assez intéressant (souvent les éditeurs lèsent les européens avec un change 1€ = 1$) mais je demande si c’est pas ça qui bloque l’arrivée des nouveautés (les éditeurs craignent sans doute de se cannibaliser eux même si ils vendent le même jeu en français 50€ et 50$)

    Et le « cloud », miam miam, vivement que ça sorte !

  3. Hello

    Désolé de remonter un « vieux » dossier mais il me semble avoir une fois lu que il y avait une technique pour acheter les jeux bloqué à une région sur Steam.
    Le hic, c’est que je ne retrouve plus l’article… :/
    Alors, j’aurais juste aimé savoir si c’était mon imagination qui me joue des tours ou pas?

    Merci

  4. Etat des lieux des offres de téléchargement légal en France…

    Nul (ou presque) n’est sans savoir que le futur projet de loi HADOPI a de grande chance de s’installer pour de bon dans nos contrées. Ce système, visant à mettre en place une riposte graduée pour lutter contre le téléchargement illégal, est so…

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