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“L’Exode - Soleil trompeur 2″

Écrit le 02 août 2010 par Virginie

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Nikita Mikhalkov est un grand habitué du Festival de Cannes. Cette année encore il est retourné sur la Croisette avec son nouveau film “L’Exode - Soleil trompeur 2″.

Comme son titre l’indique, il s’agit ici de la suite de son “Soleil trompeur”, qui a notamment reçu le Grand Prix du Jury au festival cannois en 1994 ainsi que l’Oscar du meilleur film étranger la même année.

Plutôt bien accueilli par le public et la critique, ce deuxième épisode est bien plus spectaculaire que l’œuvre originale, avec son lot de bombardements et d’explosions tout azimut.



Nous y suivons à nouveau la funeste destiné du Colonel Serguei Kotov, interprété par Nikita Mikhalkov lui-même, héros de la Révolution Bolchévique mais inquiété par le régime de Staline qui le considère comme un ennemi du peuple. Arrêté à la fin du premier volet nous le retrouvons prisonnier dans un goulag. L’invasion de l’URSS par l’armée Nazi à partir du 22 juin 1941 lui permet toutefois de s’échapper. Considéré comme mort par l’administration soviétique, Kotov est enrôlé dans un bataillon de volontaires au grade de simple soldat et envoyé au front. Il va ainsi traverser un pays au bord de gouffre, toujours pensant que sa femme et sa fille ont péri eux aussi. Pourtant, la réalité est toute autre… Les deux femmes sont bien en vie. Nadia, convaincue que son père est vivant, est devenue infirmière dans l’armée et continue de le chercher à travers tout le pays…

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Le cinéaste a d’ailleurs conçu son film comme une réponse russe à “Il faut sauver le soldat Ryan” de Steven Spielberg. En visionnant le long-métrage américain, il a été heurté par cette interprétation de l’Histoire selon laquelle ce seraient les Alliés et eux seuls qui auraient gagné la Deuxième Guerre Mondiale. Du coup, il a décidé de nous présenter sa propre vision en nous plongeant dans la guerre des tranchées où s’affrontent soldats soviétiques et allemands.

“L’Exode - Soleil trompeur 2 ne traite pas de la victoire de l’armée soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale mais montre les conditions dans lesquelles cette victoire fut conquise. A travers ce film, j’ai voulu éveiller la conscience des jeunes, les faire se mettre à la place de ceux qui, pendant la guerre, vivaient dans les tranchées gelées, mais sans forcément éveiller leur fibre patriotique.”, répond Mikhalkov à ses détracteurs qui l’accusent d’un certain nationalisme.

Notons enfin qu’un troisième épisode “Citadelle” est dores et déjà annoncé au printemps prochain. En France, aucune info encore sur la date de sortie des deux dernières parties de “Soleil trompeur”.

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“Carlos” signé Olivier Assayas

Écrit le 17 juillet 2010 par Virginie

Dans son nouveau film, Olivier Assayas nous raconte l’histoire d’Ilich Ramírez Sánchez, plus connu sous le nom de Carlos ou Le Chacal, personnage considéré comme l’un des plus importants terroristes du XXe siècle.

Entre 1974, à Londres, où il tente d’assassiner un homme d’affaires britannique, et 1994, quand il est arrêté à Khartoum, il aura vécu plusieurs vies sous autant de pseudonymes, et traversé toutes les complexités de la politique internationale de son époque. Qui était Carlos, comment ses identités entrecroisées, superposées, s’articulent-elles, qui était-il avant de s’engager corps et âme dans sa lutte sans fin ? C’est autour de ces questions que le biopic s’est construit.

Et ce n’est pas toujours évident de réaliser un biopic, surtout sur une personne aussi controversée. Quelle est la part de vérité, quelle est la part de fiction ? Alors, il vaut mieux faire la part des choses lorsqu’on regarde le film et le prendre comme un récit romancé et non un documentaire.

En tout cas le résultat est fort réussi grâce surtout à un Édgar Ramírez, très crédible et impressionnant dans le rôle du terroriste vénézuélien. Grâce aussi à une mise en scène très propre alternant des instants calmes, sensuels et explicites et des moments tambour battant.

“Carlos”, présenté hors compétition à Cannes et diffusé en plusieurs épisodes sur Canal+, a été raccourci (5h de film à l’origine) pour permettre sa diffusion au cinéma. Et les 2h45 restantes ne laissent pas de place à l’ennui face à l’histoire passionnante d’un personnage au cœur de l’Histoire moderne.

Photos de “Carlos”

Synopsis de “Carlos”
Véritable mythe, Carlos est au coeur de l’histoire du terrorisme international des années 1970 et 1980, de l’activisme propalestinien à l’Armée rouge japonaise. A la fois figure de l’extrême gauche et mercenaire opportuniste à la solde des services secrets de puissances du Moyen-Orient, il a constitué sa propre organisation, basée de l’autre côté du rideau de fer, active durant les dernières années de la guerre froide. Le film est l’histoire d’un révolutionnaire internationaliste, manipulateur et manipulé, porté par les flux de l’histoire de son époque et de ses dérives. Nous le suivrons jusqu’au bout de son chemin, relégué au Soudan où la dictature islamiste, après l’avoir un temps couvert, l’a livré à la police française. Personnage contradictoire, aussi violent que l‘époque dont il est une incarnation, Carlos est aussi une énigme.

Fiche technique de “Carlos”
Date de sortie cinéma : 7 juillet 2010
Réalisé par Olivier Assayas
Avec Édgar Ramírez, Alexander Scheer, Nora Von Waldstätten
Long-métrage français
Genre : Biopic, Drame
Durée : 02h45min
Année de production : 2010
Distributeur : MK2 Diffusion

Teaser de “Carlos”

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“Tournée” signé Mathieu Amalric

Écrit le 05 juillet 2010 par Virginie

Le quatrième long-métrage de Mathieu Amalric vient de sortir sur nos écrans. Acclamé par la critique, récompensé avec le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2010, “Tournée” reçoit pourtant un accueil mitigé de la part du public.

Le film suit la parcours à travers la France d’une troupe de danseuses adepte du genre du “New Burlesque”, un mélange de strip-tease, de théâtre, de chorégraphie, de glamour, d’humour, de satire le tout pimenté par un sens de l’excès. Et ces femmes ni jeunes, ni vielles, ni parfaites mais qui assument le pouvoir et la liberté de leurs corps, sont la meilleure raison de voir ce film, tant elles insufflent de la grâce et de l’énergie dans son spectacle.

La mise en scène est belle, pure, sensuelle à l’image de ses héroïnes. Quelques très jolies scènes, à la fois légères et pesantes, poétiques et douces, feront certainement le plaisir des cinéphiles.

Le bémol vient de l’histoire de Joachim, “Tournée” se focalisant en effet beaucoup sur le personnage interprété par Mathieu Amalric. Malheureusement ce choix du réalisateur s’avère au final peu judicieux et le film en perd de sa force. Les scènes censées nous éclairer sur le passé du producteur, n’ayant en réalité aucun intérêt. Amalric aurait pu (et aurait dû) s’en dispenser et centrer son histoire sur celle des danseuses.

En conclusion, “Tournée” est un road movie imparfait mais qui arrive tout de même à être drôle et attachant.

Photos de “Tournée”

Synopsis de “Tournée”
Producteur de télévision parisien à succès, Joachim avait tout plaqué - enfants, amis, ennemis, amours et remords - pour repartir à zéro en Amérique à l’aube de ses quarante ans. Il revient avec une tournée de strip-teaseuses «New Burlesque» à qui il a fait fantasmer la France… Paris !
De port en port, l’humour des numéros et les rondeurs des filles enthousiasment les hommes comme les femmes. Et malgré les hôtels impersonnels, leurs musiques d’ascenseurs et le manque d’argent, les showgirls inventent un monde extravagant de fantaisie, de chaleur et de fêtes. Mais leur rêve d’achever la tournée en apothéose à Paris vole en éclats : la trahison d’un vieil «ami» fait perdre à Joachim la salle qui leur était promise. Un bref aller et retour dans la capitale s’impose, qui rouvre violemment les plaies du passé…

Fiche technique de “Tournée”
Date de sortie cinéma : 30 juin 2010
Réalisé par Mathieu Amalric
Avec Miranda Colclasure, Suzanne Ramsey, Linda Maracini
Long-métrage français
Genre : Comédie, Drame
Durée : 01h51min
Année de production : 2010
Distributeur : Le Pacte

Bande-annonce de “Tournée”

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“Le Caméléon” signé Jean-Paul Salomé

Écrit le 30 juin 2010 par Virginie

Pour son nouveau film Jean-Paul Salomé s’est inspiré de l’histoire vraie du Français Frédéric Bourdin, personnage opaque devenu maître dans l’art de l’usurpation d’identité. Né de père inconnu, confié aux services sociaux à l’âge de deux ans et ballotté d’un foyer pour mineurs à l’autre pendant l’enfance, il a été condamné à six ans de prison aux Etats-Unis pour avoir vécu pendant quatre mois, en 1997, au sein d’une famille dont il prétendait être le fils disparu.

“Le Caméléon” s’arrête notamment sur cet épisode américain, le plus marquant de la trajectoire de Frédéric Bourdin. Nous le suivons dans l’usurpation la plus délicate et la plus compliquée de sa carrière car l’adolescent américain pour lequel il se faisait passer avait peut-être été assassiné par son propre frère avec la complicité de sa mère. En le reconnaissant, sa ‘famille’ se lavait des soupçons qui avaient pesé sur elle mais savait qu’un intrus s’était introduit chez elle…

Jean-Paul Salomé a ainsi choisi de construire une double intrigue : d’un coté, l’histoire du retour du fils disparu et, de l’autre, celle de la disparition quatre ans plus tôt. Du coup, le réalisateur semble sans cesse hésiter entre faire le portrait psychologique d’un jeune adulte (qui est vraiment le caméléon ?), l’étude de mœurs (les zones d’ombre autour de sa famille d’adoption) et le suspense policier (l’enquête menée par l’agent de FBI). Au final il a choisi de s’intéresser moins à la personnalité fascinante de ce serial schizophrène qu’à la misère sociale et affective d’une mère et de ses rejetons dans la Louisiane profonde pour enfin s’enfoncer dans un thriller du type série télévisée sans aucun intérêt.

Bref, assez captivant dans un premier temps, le film pâtit néanmoins d’une interprétation inégale et d’une volonté de trop faire et laisse, au final, une impression de maladresse.

Photos de “Le Caméléon”

Synopsis de “Le Caméléon”
Espagne, 2000 : un jeune homme sort de son mutisme. Il dit s’appeler Nicholas Mark Randall, être américain et avoir été enlevé quatre ans plus tôt par les membres d’une secte.
A la surprise de la police espagnole qui le soupçonne d’être un imposteur récidiviste, sa sœur vient le chercher et le ramène aux États-Unis, en Louisiane, où sa famille semble le reconnaître.
Les récits des médias locaux sur ce retour miraculeux alertent le FBI dont l’agent, Jennifer Johnson, s’interroge de plus en plus sur la véritable identité de Nicholas et l’attitude surprenante de la famille.
Le Caméléon est inspiré de la véritable histoire de Frédéric Bourdin condamné à plusieurs reprises pour usurpation d’identité.

Fiche technique de “Le Caméléon”
Date de sortie cinéma : 23 juin 2010
Réalisé par Jean-Paul Salomé
Avec Marc-André Grondin, Famke Janssen, Ellen Barkin, Emilie de Ravin
Long-métrage canadien, français
Genre : Drame, Thriller
Durée : 01h46min
Année de production : 2008
Distributeur : Gaumont Distribution

Bande-annonce de “Le Caméléon”

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“Dog Pound” : un film coup de poing

Écrit le 27 juin 2010 par Virginie

Co-fondateur de ‘Kourtrajmé’, Kim Chapiron était passé au long-métrage en 2006 avec “Sheitan”, film d’horreur déjanté. Le jeune réalisateur revient maintenant en force en signant avec “Dog Pound” une des meilleures œuvres cinématographiques de l’année : un film coup de poing qui prend aux tripes.

Tourné aux Etats-Unis, le long-métrage décrit, à travers le trajet de trois garnements principaux - Davis, Angel, Butch - le quotidien d’une prison pour délinquants juvéniles du nom d’Enola Vale, quelque part dans le Midwest, patrie des ‘white trash’ (un terme argotique pour caractériser la population blanche et pauvre d’Amérique). Kim Chapiron et son co-scénariste new-yorkais, Jérémie Delon, ont visité pendant un an les centres de détention pour mineurs afin de coller au plus près de la réalité.

Et si “Dog Pound” n’évite pas les codes classiques du film carcéral, la réalisation de Chapiron et la justesse des acteurs font que le long-métrage marque durement les esprits notamment par son réalisme. Mention spéciale à Adam Butcher impressionnant de violence et de charisme. Notons d’ailleurs que la majorité du casting est composée de réels détenus.

Au final, un film dur et d’une violence inouïe - violence des actes, des situations, des dialogues et des regards - mais toujours très bien filmé : le réalisateur a su ne pas tomber dans la surenchère d’image violente, en laissant au spectateur le soin ‘d’imaginer’ les images les plus dures. Le spectateur n’éprouve pas l’envie d’y retourner mais l’expérience qu’il aura vécu aura été exceptionnelle !

Photos de “Dog Pound”

Synopsis de “Dog Pound”
Davis, 16 ans, trafic de stupéfiants.
Angel, 15 ans, vol de voiture avec violence.
Butch, 17 ans, agression sur un officier de probation.
Une même sentence : la prison pour délinquants juvéniles d’Enola Vale.
Arrivés au centre de détention, ils devront choisir leur camp, victime ou bourreau.

Fiche technique de “Dog Pound”
Date de sortie cinéma : 23 juin 2010
Réalisé par Kim Chapiron
Avec Adam Butcher, Shane Kippel, Mateo Morales
Long-métrage américain
Genre : Drame, Thriller
Durée : 01h31min
Année de production : 2010
Distributeur : Mars Distribution

Bande-annonce de “Dog Pound”

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“Infectés” : le monde décimé par un virus… Encore !

Écrit le 04 juin 2010 par Virginie

“Infectés” aborde un des sujets à la mode, le monde décimé par un virus redoutable, déjà traité de maintes fois, de différentes manières : n’en citons que tous les “Resident Evil”, “28 jours plus tard”, “Je suis une légende” ou encore “Bienvenue à Zombieland” (avec une préférence pour ce dernier, un petit bijou qui mélange zombies, comédie et road movie, à voir absolument).

Alors qu’apporte “Infectés” ?

Déjà plutôt que d’apporter quelque chose, il en enlève une, plus de mort-vivants ! Ce qui aurait pu être une bonne idée, si le film avait reporté l’action et le gore sur autre chose. A côté de ça, la première partie se résume à une campagne géante pour les mesures d’hygiène en cas de pandémie (gants, masques, javel…), qui plus est avec d’énormes erreurs qui auraient dû être fatales aux protagonistes (en tentant de sauver leur peau ils n’oublient pas les planches de surf, éléments “indispensables” à la survie, par contre, l’huile pour la voiture, histoire d’aller plus loin, ça ce n’était pas dans le coffre).

D’autre part, pas d’humour ou de second degré, le film jouant la carte du sérieux. Alors si les protagonistes n’ont pas grand intérêt (et ne sont absolument pas attachants), leurs actes le sont beaucoup plus.

En effet, “Infectés” commence à éveiller notre intérêt après une cinquantaine de minutes, quand il se demande jusqu’où on peut aller pour sauver sa propre vie (attention spoiler) : abandonner sa petite amie, tuer des inconnues pour de l’essence… Il joue ainsi sur les relations entre les personnages nous faisant passer les virus au second plan. “Infectés” se concentre enfin sur un point essentiel que les autres films du genre semblent oublier de plus en plus : la morale et une certaine psychologie.

Ouf, le film a été sauvé à la dernière minute…

Photos d’”Infectés”

Synopsis d’”Infectés”
Quatre jeunes gens foncent sur l’autoroute en direction de l’océan, mais ils ne sont pas en route pour des vacances : ils tentent d’échapper à la fin du monde… L’espèce humaine est menacée par un virus mortel. Plus personne n’est à l’abri. Pour tenter d’échapper à la pandémie, Danny, son frère Brian, sa petite amie Bobby et une amie d’école, Kate, font route vers le sud-ouest des États-Unis. S’appuyant sur un souvenir d’enfance, Danny est convaincu qu’ils trouveront un refuge sur une plage de surfeurs isolée du golfe du Mexique. Là, ils pourront vivre à l’abri en attendant de revenir au monde. Leurs règles sont simples : prendre uniquement des chemins détournés ; éviter à tout prix les contacts avec d’autres humains. Pourtant, au fur et à mesure, leur rêve de survie va se heurter à des choix qu’aucun d’eux n’est prêt à assumer. Ils vont vite découvrir qu’aucun virus n’est plus dangereux que la part d’ombre qui sommeille en chacun de nous…

Fiche technique d’”Infectés”
Date de sortie cinéma : 26 mai 2010
Réalisé par Alex Pastor, David Pastor
Avec Chris Pine, Piper Perabo, Lou Taylor Pucci
Titre original : Carriers
Long-métrage américain
Genre : Drame, Policier
Durée : 01h24min
Année de production : 2008
Distributeur : Metropolitan FilmExport

Bande-annonce d’”Infectés”

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“My Name Is Khan” : film indien pas comme les autres

Écrit le 02 juin 2010 par Virginie

Un film qui ravira les fans du cinéma indien et en même temps une bonne entrée dans Bollywood pour les récalcitrants qui n’aiment pas les interludes chantés/dansés car “My name is Khan” est le premier du genre à se passer sans la moindre chorégraphie ou autre mise en scène musicale.

Certes, il y a quelques longueurs, quelques scènes improbables, mais c’est au final un filme très sympa et touchant : une histoire d’amour avec un beau message de tolérance qui a su enchanter son public. Notons d’ailleurs que lors de ses différentes sorties aux quatre coins du monde, le long-métrage a réussi à chaque fois son entrée de manière impressionnante : en Grande-Bretagne, il s’est même classé devant “Invictus” lors de sa sortie et a réuni un peu moins de 2 millions de dollars de recettes lors de son premier weekend d’exploitation aux Etats-Unis. Un bel exploit pour un film indien !

Laissez-vous, vous aussi, porter par la magie de Bollywood et de ses acteurs magnifiques !

Photos de “My Name Is Khan”

Synopsis de “My Name Is Khan”
Rizvan Khan est un enfant musulman qui a grandi avec sa mère dans le Borivali de Mumbai en Inde et qui souffre du syndrome d’Asperger. À l’âge adulte, Rizvan tombe amoureux d’une coiffeuse Mandira avec qui il se marie. Le couple s’installe à San Francisco. Après le 11 septembre 2001, il est pris pour un terroriste car son handicap le rend suspect. Après son arrestation, il essaye de rencontrer le président des États Unis afin de retrouver l’amour de sa femme.

Fiche technique de “My Name Is Khan”
Date de sortie cinéma : 26 mai 2010
Réalisé par Karan Johar
Avec Shah Rukh Khan, Kajol Mukherjee-Devgan, Christopher B. Duncan
Long-métrage indien
Genre : Drame, Romance
Durée : 02h40min
Année de production : 2009
Distributeur : Twentieth Century Fox France

Bande-annonce de “My Name Is Khan”

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“Dans ses yeux” : magnifique !

Écrit le 14 mai 2010 par Virginie

On attendait “Un Prophète” de Audiard ou “Le Ruban blanc” de Haneke, c’est finalement ce magnifique long-métrage argentin qui les a grillés au poteau pour rafler l’Oscar du meilleur film étranger. Une récompense qui n’est pour autant pas voleé et qui permet à ce film d’être mieux diffusé, tant mieux !

“Dans ses yeux” porte d’abord très bien son nom, c’est un facteur capital dans cette œuvre et c’est une grande idée scénaristique et de mise en scène. Les acteurs jouent véritablement avec leur regard, ils donnent une force qui passe magistralement à l’écran.

Et que dire de la réalisation de Campanella, il s’est tout permis avec une histoire assez compliquée, la recherche en image est incroyable. Les cadres et la lumière font part d’un travail de préparation et de tournage énormes, la précision de la direction des acteurs dans le jeu, les regards et la voix qu’ils donnent sont forts de sens. Les séquences sont à couper le souffle.

Le scénario est aussi génial. “Dans ses yeux” mêle avec brio histoire d’amour, enquête policière et critique politique. Un thriller palpitant jusqu’à la dernière seconde avec un twist de génie.

Sans oublier, l’interprétation des acteurs principaux et secondaires remarquable et pleine de justesse. Le duo Soledad Vilamil (Goya du meilleur second rôle cette année) et Ricardo Darin (le plus grand comédien argentin) fait vibrer.

Pour résumer, un film poignant auquel on repense longtemps après, un film à voir d’urgence avant qu’il disparaisse de nos salles française !

Photos de “Dans ses yeux”

Synopsis de “Dans ses yeux”
1974, Buenos Aires. Benjamin Esposito enquête sur le meurtre violent d’une jeune femme.
25 ans plus tard, il décide d’écrire un roman basé sur cette affaire “classée” dont il a été témoin et protagoniste. Ce travail d’écriture le ramène à ce meurtre qui l’obsède depuis tant d’années mais également à l’amour qu’il portait alors à sa collègue de travail. Benjamin replonge ainsi dans cette période sombre de l’Argentine où l’ambiance était étouffante et les apparences trompeuses…

Fiche technique de “Dans ses yeux”
Date de sortie cinéma : 5 mai 2010
Réalisé par Juan José Campanella
Avec Soledad Villamil, Ricardo Darin, Pablo Rago
Titre original : El Secreto de Sus Ojos
Long-métrage espagnol, argentin
Genre : Drame
Durée : 02h09min
Année de production : 2009
Distributeur : Pretty Pictures

Bande-annonce de “Dans ses yeux”

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“Mourir comme un homme”…

Écrit le 06 mai 2010 par Virginie

Un an après sa présentation à Cannes, “Mourir comme un homme” de João Pedro Rodrigues sort en France. Le cinéaste, révélé par “O Fantasma” ou “Odete”, explique que pour lui c’est “un film de guerre. Un monde en guerre, une guerre contre soi-même. Mais il s’agit aussi d’une histoire d’amour, celle de Tonia et de son jeune copain Rosário, un ‘Roméo et Juliette’ inédit.”

Il nous y raconte l’histoire de Tonia, une transexuelle, mère d’un fils qu’elle a jadis abandonné pour vivre sa vie de femme, et femme amoureuse d’un jeune homme qui lui rappelle ce fils qui la rejette aujourd’hui et dont elle aimerait qu’il la pardonne. Tonia est bouleversante, sa vie a été un long parcours avec de nombreuses épreuves. Et elle ne veut pas subir l’opération qui fera de lui une femme, par conviction religieuse. Pour “mourir comme un homme”…

Le réalisateur portugais nous présente un film musical, poétique, flamboyant, saupoudré de quelques scènes surréalistes et une pointe d’humour qui vient alléger quelque peu le propos. Mais que l’on ne s’y trompe pas, “Mourir comme un homme” n’est pas une comédie, mais bel et bien un film de guerre ! Tonia se bat pour garder son boulot dans un cabaret, pour sauver son jeune amoureux de la drogue, pour se faire aimer par son fils.

Une histoire poignante, qui ne tombe jamais dans la vulgarité ou la facilité. Et malgré une certaine longueur, João Pedro Rodrigues nous livre au final un drame assez frappant et une vertigineuse méditation sur l’identité.

Photos de “Mourir comme un homme”

Fiche technique de “Mourir comme un homme”
Date de sortie cinéma : 28 avril 2010
Réalisé par Joao Pedro Rodrigues
Avec Fernando Santos, Alexander David, Gonçalo Ferreira de Almeida
Titre original : Morrer Como Um Homem
Long-métrage français, portugais
Genre : Drame, Biopic
Durée : 02h13min
Année de production : 2009
Distributeur : Epicentre Films

Bande-annonce de “Mourir comme un homme”

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“Kick-Ass” : un film de super-héros pas comme les autres

Écrit le 28 avril 2010 par Virginie

Une adaptation de comics qui sort des sentiers battus du genre. Finis les super-héros invincibles qui n’ont jamais une égratignure et pas une tache sur leur costume.

Tiré de la BD de Mark Millar, l’œuvre apparaît résolument à contre-courant de ce que l’on peut avoir l’habitude de voir habituellement : des losers en guise de super-héros bien sûr, mais qui plus est ado et même pas vraiment beau (et non même pas de Robert Pattinson pour venir faire de l’ombre à notre sympathique Dave Lizewski : quel malheur ;-) ), c’est sûr que cela change !

En plus, “Kick-Ass” séduit par son écriture étonnamment bonne et souvent très drôle et une BO tout simplement excellente. Ajoutons-y le mélange explosive de scènes d’actions terribles, un sens de l’humour corrosif et d’acteurs qui se prennent au jeu, le tout réalisé de manière très efficace par Matthew Vaughn. Comme si “Kill Bill” croisait “Watchman” avec une touche Teenage absolument pas ringarde et actualisé.

A noter également l’interprétation magnifique des acteurs à commencer par les seconds rôles et un excellent Nicolas Cage (deux bons films de suite, on avait perdu l’habitude), parfaitement secondé par une Chloé Moretz jubilatoire de bout en bout.

Bref, “Kick-Ass” est une belle bouffée d’air frais dans un paysage de super-héros plutôt désespéré ces derniers temps, et qui n’en est donc que plus recommandable et plaisant. Savoureux.

Photos de “Kick-Ass”

Synopsis de “Kick-Ass”
Dave Lizewski est un adolescent gavé de comics qui ne vit que pour ce monde de super-héros et d’incroyables aventures. Décidé à vivre son obsession jusque dans la réalité, il se choisit un nom – Kick-Ass – se fabrique lui-même un costume, et se lance dans une bataille effrénée contre le crime. Dans son délire, il n’a qu’un seul problème : Kick-Ass n’a pas le moindre superpouvoir… Le voilà pourchassé par toutes les brutes de la ville. Mais Kick-Ass s’associe bientôt à d’autres délirants copycats décidés eux aussi à faire régner la justice. Parmi eux, une enfant de 11 ans, Hit Girl et son père Big Daddy, mais aussi Red Mist. Le parrain de la mafia locale, Frank D’Amico, va leur donner l’occasion de montrer ce dont ils sont capables…

Fiche technique de “Kick-Ass”
Date de sortie cinéma : 21 avril 2010
Réalisé par Matthew Vaughn
Avec Aaron Johnson, Nicolas Cage, Chloe Moretz, Mark Strong
Long-métrage britannique, américain
Genre : Action, Drame
Durée : 01h57min
Année de production : 2009
Distributeur : Metropolitan FilmExport

Bande-annonce de “Kick-Ass”

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“Green Zone” signé Paul Greengrass

Écrit le 26 avril 2010 par Virginie

Jason Bourne est en Irak avec toute sa mémoire et il va découvrir un nouveau complot : accrochez-vous bien…

Dès qu’il s’agit de réaliser un film d’action qui secoue et qui prend aux tripes, Paul Greengrass n’a absolument aucun équivalent. Il maîtrise si bien sa caméra à l’épaule, que l’on est projeté instantanément au cœur de la 2ème Guerre d’Irak en 2003, dans une explosion de balles sifflantes, de fureur, de chaos…

Notons que son “Green Zone” est inspiré du livre de Rajiv Chandrasekaran, un journaliste de Washington Post, chargé de couvrir la guerre et la reconstruction de l’Irak en tant qu’envoyé spécial à Bagdad entre avril 2003 et octobre 2004. La version cinématographique n’est, bien sûr, qu’une fiction, mais le sujet du scénario est tout sauf fictif (malheureusement). Le film lève ainsi le voile sur la sombre histoire des armes de destruction massive en Irak (qui ont servi de prétexte pour l’invasion américaine) et sur la véritable raison de cette guerre.

Et même si l’on connaît la fin de l’histoire, Greengrass parvient d’en faire un thriller géo-politique bourré d’action et d’adrénaline, dans lequel le suspens ne retombe jamais grâce à des rebondissements multiples et une mise en scène énergique et viscérale. Son complice habituel, Matt Damon est lui aussi dans son élément. Portant son rôle comme un gant, il nous fait part d’un jeu d’acteur à la hauteur du sujet traité.

“Green Zone” est au final un cocktail réussi, d’action, de suspens, de réalité et de savoir faire. A voir.

Photos de “Green Zone”

Synopsis de “Green Zone”
Pendant l’occupation américaine de Bagdad en 2003, l’adjudant-chef Roy Miller et ses hommes ont pour mission de trouver des armes de destruction massive censées être stockées dans le désert iraquien. Ballotés d’un site piégé à un autre, les militaires découvrent rapidement une importante machination qui modifie le but de leur mission. Pris en filature par des agents, Miller doit chercher des réponses qui pourront soit éradiquer un régime véreux soit intensifier une guerre dans une région instable. En peu de temps et dans cette zone explosive, il découvrira que la vérité est l’arme la plus insaisissable de toute. L’histoire tourne autour des agissements américains en Irak et de la façon dont le gouvernement provisoire, organisé par l’administration Bush, s’est constitué d’amis loyaux du Président plutôt que de personnalités efficaces et capables. Pourquoi n’avoir placé personne, à la tête du gouvernement irakien, qui sache parler arabe ? Pourquoi n’avoir pas engagé des spécialistes de la reconstruction sociale d’après-guerre ?

Fiche technique de “Green Zone”
Date de sortie cinéma : 14 avril 2010
Réalisé par Paul Greengrass
Avec Matt Damon, Amy Ryan, Greg Kinnear, Jason Isaacs
Long-métrage américain, britannique
Genre : Drame
Durée : 01h55min
Année de production : 2010
Distributeur : StudioCanal

Bande-annonce de “Green Zone”

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“Breathless” : un film coup-de-poing

Écrit le 17 avril 2010 par Virginie

L’acteur coréen Yang Ik-june réalise un premier long-métrage impressionnant. Il réussit le dur pari de réunir dans un même film subtile douceur et violence enragée tout en interrogeant 
les fondements 
de la société 
de son pays.

La violence ici est comme une malédiction qui aurait frappé toute une communauté. En écho aux tragédies de l’histoire coréenne, des guerres à la dictature en passant par la partition, toute une tradition se voit ciblée à bas bruit, qui réduit les hommes à l’impuissance du pouvoir et les femmes à la soumission domestique. Car la dictature a disparu de la scène politique, mais continue de prospérer dans chaque foyer : tous les pères de “Breathless” sont les tyrans, les bourreaux de leur propre famille.

Yang Ik-june témoigne, toutefois, d’une forme d’espoir. L’amitié pudique qui va lier les deux personnages à la dérive - Sang-hoon (interprété par le réalisateur lui-même), un recouvreur de dettes violent et Yeon-hee, une lycéenne effrontée - formera un radeau de fortune où chacun trouvera peut-être enfin assez de confort et de réconfort pour envisager de traverser la vie…

Le long-métrage séduit, ainsi, par ses changements de ton - de la violence à l’humour et, bientôt, au mélo. C’est ce mélange complexes des sentiments sous une mise en scène efficace qui fait de “Breathless”, un film coup-de-poing à voir obligatoirement.

Photos de “Breathless”

Synopsis de “Breathless”
Leader impitoyable d’une bande de voyous, Sang-hoon met toute sa rage dans son métier de recouvreur de dettes. Sa vie et son quotidien sont une histoire de violence, à tel point qu’il semble incapable d’exprimer son attachement.
Mais le hasard met sur son chemin Yeon-hee, une jeune lycéenne, au passé étrangement similaire au sien et qui va lui tenir tête. Peu à peu, ces deux paumés vont s’apprivoiser et s’évader ensemble d’un monde fait d’inhumanité.
Mais Sang-hoon peut-il pardonner ? Et surtout, peut-il être pardonné ?

Fiche technique de “Breathless”
Date de sortie cinéma : 14 avril 2010
Réalisé par Ik-june Yang
Avec Ik-june Yang, Kkobbi Kim, Hwan Lee
Titre original : Ddongpari
Long-métrage sud-coréen
Genre : Drame
Durée : 02h10min
Année de production : 2008
Distributeur : Tadrart Films

Bande-annonce de “Breathless”

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“Enter The Void” signé Gaspar Noé

Écrit le 16 avril 2010 par Virginie

Adoré ou détesté, Gaspar Noé n’est très certainement pas le genre de réalisateur qui laisse indifférent. Alors quand son nouveau film s’apprête à débarquer sur nos écrans huit ans après son “Irréversible”, l’un des plus grands scandales de l’histoire du Festival de Cannes, l’attente se fait longue.

enter-the-void_affiche

D’autant plus que pour le réalisateur, son “Enter The Void” est difficilement classable dans un genre en particulier et constitue un véritable ovni cinématographique. Il le définit lui-même comme un “mélodrame psychédélique” et met en scène et en images le trip post-mortem d’un junkie n’étant pas prêt à abandonner sa sœur.

“Je voulais cette fois-ci faire un film hallucinatoire d’images et de couleurs, quelque chose d’onirique ou hypnotique où la beauté visuelle et le sensoriel prendraient le pas sur le factuel”, explique Noé.

Déjà présenté à Cannes 2009 dans une version non définitive, le film a pourtant reçu un accueil très mitigé. Un an plus tard, après la projection de presse à Paris de la copie finale, le buzz circule vite : “Enter The Void” est une sacrée expérience hallucinogène. Le long-métrage est même désormais comparée à “Avatar” pour sa complexité technique et son côté psychédélique. Ce serait en quelque sorte le “Avatar” du film d’auteur ?

Le verdict final va tomber le 5 mai prochain quand “Enter The Void” sortira dans nos salles. D’ici là, voici un petit échantillon de ce qui vous attend :

“Enter The Void” - bande-annonce

Synopsis officiel
Oscar et sa sœur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d’une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu’il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l’abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelström hallucinatoire.

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“Tête de Turc” signé Pascal Elbé

Écrit le 12 avril 2010 par Virginie

L’acteur-scénariste Pascal Elbé signe un premier film en tant que réalisateur. Pour mettre en scène son long-métrage, le cinéaste est parti d’un fait divers survenu en 2006 quand une étudiante a été brûlée vive dans un bus incendié à Marseille par huit jeunes.

Pascal Elbé (qui est aussi scénariste et interprète un des rôles principaux dans “Tête de Turc”) en développe un enchevêtrement d’histoires pour mettre en exergue le mal des banlieues vu par les différents “ingrédients” du problème, chacun accablé par ses propres démons. Au final, nous avons un film émouvant qui interroge beaucoup, sans livrer de réponses préconçues ou manichéennes.

Quant à la réalisation de Pascal Elbé, elle est sobre avec de très beaux plans. Si le montage pèche parfois un peu et que le scénario n’évite pas certaines incohérences, l’ensemble fait preuve de suffisamment de maîtrise et de justesse pour séduire. Sans oublier le jeu des acteurs réussi à l’exception peut-être du jeune Samir Makhlouf et de sa petite amie. Mention spéciale pour le face à face Roschy Zem - Pascal Elbé étonnant d’intensité et de justesse.

“Tête de Turc” est au final un premier film très prometteur pour la suite si Pascal Elbé décide de poursuivre dans la voie de la réalisation.

Photos de “Tête de Turc”

Synopsis de “Tête de Turc”
Un geste, et tout bascule. Un adolescent de 14 ans, un médecin urgentiste, un flic en quête de vengeance, une mère qui se bat pour les siens, un homme anéanti par la mort de sa femme voient leurs destins désormais liés…

Fiche technique de “Tête de Turc”
Date de sortie cinéma : 31 mars 2010
Réalisé par Pascal Elbé
Avec Roschdy Zem, Samir Makhlouf, Pascal Elbé
Long-métrage français
Genre : Drame, Policier
Durée : 01h27min
Année de production : 2009
Distributeur : Warner Bros. France

Bande-annonce de “Tête de Turc”

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“Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans”

Écrit le 22 mars 2010 par Virginie

L’immense Werner Herzog réinvente à sa sauce “Bad Lieutenant” (1992), film culte d’un autre phénomène de la planète cinéma, Abel Ferrara, relatant la descente aux enfers d’un officier de police destructeur et paranoïaque. Un remake pourtant bien loin de l’original, il faut le dire.

On notera notamment la translation de l’enfer de New York à l’ambiance glauque de la Nouvelle-Orléans dévastée par l’ouragan Katrina. De plus, à l’hallucinant Harvey Keitel succède un Nicolas Cage à la dépravation remarquable, l’un rayonnant de puissance destructrice, l’autre qui semble revenir d’entre les morts. Le seul point en commun : leurs personnages sont des flics défoncés et obsédés par le mal qui vont trouver la voie de la rédemption…

Beaucoup moins bien que l’original, “Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans” est un film pour le moins curieux. Le réalisateur allemand s’en sort tout de même presque avec les honneurs pour avoir réussi le grand pari de faire un remake de l’un des films les plus noirs et trash de ses dernières années.

Mention spéciale pour Nicolas Cage qui porte ce long-métrage sur ses épaules et s’en sort avec brio. On regrettera tout de même les personnages secondaires d’Eva Mendes et surtout de Val Kilmer pas assez développés. Et un happy end à la holywoodiennne en opposition totale avec le reste du film.

Photos de “Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans”

Synopsis officiel de “Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans”
Terence McDonagh est inspecteur dans la police criminelle de la Nouvelle-Orléans. En sauvant un détenu de la noyade pendant l’ouragan Katrina, il s’est blessé au dos. Désormais, pour ne pas trop souffrir, il prend des médicaments puissants, souvent, trop souvent… Déterminé à faire son travail du mieux qu’il peut, il doit faire face à une criminalité qui envahit toutes les vies, même la sienne. Sa compagne, dont il est éperdument amoureux, est une prostituée. Pour la protéger, Terence est obligé de prendre des risques. Parce qu’il est sur les traces d’un gros dealer, sa vie est en jeu. Parce qu’il doit enquêter sur l’assassinat d’une famille d’immigrants africains, il doit mener une enquête impossible. En quelques heures, tous les enjeux de sa carrière et de sa vie vont se combiner pour devenir sa pire épreuve. S’il s’en sort, Terence saura enfin qui il est vraiment…

Fiche technique de “Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans”
Date de sortie cinéma : 17 mars 2010
Réalisé par Werner Herzog
Avec Nicolas Cage, Eva Mendes, Val Kilmer, Xzibit
Titre original : Bad Lieutenant : Port of Call New Orleans
Long-métrage américain
Genre : Policier, Drame
Durée 2h02 min
Année de production 2008
Distributeur : Metropolitan FilmExport

Bande-annonce de “Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans”

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“Eastern Plays” : bouleversant

Écrit le 17 mars 2010 par Virginie

Le film de Kamen Kalev, qui fut sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs en 2009, a marqué le retour de la Bulgarie au Festival de Cannes. C’est le premier long-métrage du réalisateur diplômé de la Fémis en 2002. Un début plutôt réussi et très prometteur.

“Eastern Plays” raconte l’histoire de deux frères, Itso et Georgi, qui se sont perdus de vue. Itso, l’aîné, artiste sculpteur en cure de désintoxication, peine à trouver un sens à sa vie. Georgi, sorti de l’adolescence, sèche l’école et s’enrôle dans un gang néo-nazis. Un soir lui et son groupe, s’en prennent à un touriste turc venu à Sofia avec sa femme et sa fille. L’homme est molesté et la famille ne doit son salut qu’à l’intervention d’Itso, présent par hasard sur les lieux de l’agression. Cet incident va faire éclater les perceptions des deux frangins. En se retrouvant, ils pourront comprendre ce qu’ils attendent vraiment de la vie…

Photos de “Eastern Plays”

“Eastern Plays” est un film bouleversant, cru et direct. Difficile de ne pas être ému même en ignorant que son interprète, Christo Christov est mort d’overdose avant la fin du tournage. “Je crois que j’ai laissé mon âme dans le frigo”, lâche-t-il un moment, face à un psychiatre, dans une longue complainte, scandée comme un poème.

Malgré ses défauts, le film trouve sa beauté dans sa portée universelle qui permet de toucher tout le monde. Il nous donne un goût de “déjà vécu”. Car en ce début du XXIe siècle, notre monde moderne semble être hanté par le nihilisme, la confusion, la perte de repères et le repli identitaire. Un dur reflet de la société actuelle plein d’émotions et de questionnements.

Synopsis de “Eastern Plays”

Fiche technique de “Eastern Plays”
Date de sortie cinéma : 10 mars 2010
Réalisé par Kamen Kalev
Avec Christo Christov, Ovanes Torosian, Saadet Isil Aksoy
Long-métrage bulgare
Genre Drame
Durée 1h23 min
Année de production : 2009
Distributeur : Epicentre Films

Bande-annonce de “Eastern Plays”

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“Precious” : une leçon d’espoir

Écrit le 11 mars 2010 par Virginie

Certains films brillent par le jeu de leurs acteurs. “Precious” est de ceux-là. Gabourey Sidibe, une vraie révélation, est parfaite dans le rôle titre ; Mo’Nique incarne l’une des mères les plus terrifiantes de l’histoire du cinéma ; Paula Patton s’est enfin trouvée un rôle beaucoup plus intéressant qu’à son habitude ; Mariah Carrey, méconnaissable, est surprenante de sobriété dans le rôle de l’assistante sociale ; Lenny Kravitz, un second rôle crédible en infirmier ange-gardien…

Malheureusement ce drame particulièrement sordide ne bénéficie pas d’une réalisation suffisamment sobre pour pouvoir transmettre toute la douleur et l’émotion du personnage. La mise en scène tape à l’œil à l’excès ponctuée de scènes pseudos oniriques aussi kitch qu’affligeant devient à force agaçante. C’est donc la réalisation qui gâche en grande partie un film qui pourtant ne manquait pas de qualité.

En bref un film bancal entre mélo trash et drame social pas toujours abouti mais sauvé par la justesse de l’interprétation. Le petit plus, “Precious” donne à chacun d’entre nous une assez jolie leçon d’espoir : rien, dans la vie, n’est impossible pour peu qu’on sache saisir sa chance.

Photos de “Precious”

Synopsis de “Precious”
Clareece “Precious” Jones, adolescente de 16 ans, afro-américaine obèse, illettrée, enceinte de son père dont elle a déjà un enfant trisomique, maltraitée par sa mère et invisible de tous, va trouver la rédemption dans l’apprentissage de la lecture.

Fiche technique de “Precious”
Date de sortie cinéma : 3 mars 2010
Réalisé par Lee Daniels
Avec Gabourey Sidibe, Mo’Nique, Paula Patton, Mariah Carey, Lenny Kravitz
Titre original : Precious: Based on the Novel ‘Push’ by Sapphire
Long-métrage américain
Genre : Drame
Durée : 1h49 min
Année de production : 2008
Distributeur : ARP Sélection

Bande-annonce de “Precious”

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“Crazy Heart” : la “country” mise à l’honneur

Écrit le 05 mars 2010 par Virginie

Avec cette adaptation du roman de Thomas Cobb, Scott Cooper signe sa première réalisation. Cette histoire qui rend honneur à une grande tradition américaine, la “country”, lui tenait semble-t-il particulièrement au cœur puisqu’il est également scénariste et producteur de “Crazy Heart”.

Synopsis de “Crazy Heart”
Ancienne star de la musique country, Bad Blake en est réduit à jouer ses vieux tubes dans des bars miteux, guitare dans une main, bouteille de whisky dans l’autre. Quand sa route croise celle de Jean, une jeune journaliste locale, Bad retrouve goût à la vie. Mais il doit puiser dans ce qu’il a de plus précieux – sa musique – pour éviter de se laisser rattraper par ses vieux démons, l’alcool et l’autodestruction.



Bien que le scénario soit basique et sans grande innovation, le spectateur est séduit par cette histoire rocambolesque mais touchante, le plongeant dans une ambiance “country” particulièrement captivante. Et malgré la prévisibilité palpable du film, le personnage joué par un Jeff Bridges au meilleur de sa forme fait oublier les clichés d’une histoire déjà vue ailleurs. Le comédien est impressionnant du début à la fin, nu jusque dans ses failles les plus intimes, glissant sans résister vers une fin programmée de loser usé par toutes sortes d’abus. A lui seul, il résume l’esprit d’une musique lancinante où il est toujours question de poisse et d’amours perdus, de démons et de rédemption. L’Oscar lui irait bien.

Photos de “Crazy Heart”

Fiche technique de “Crazy Heart”
Date de sortie cinéma : 3 mars 2010
Réalisé par Scott Cooper
Avec Jeff Bridges, Maggie Gyllenhaal, Robert Duvall, Colin Farrell
Long-métrage américain
Genre : Drame, Romance, Musical
Durée : 1h51 min
Année de production : 2009
Distributeur : Twentieth Century Fox France

Bande-annonce de “Crazy Heart”

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“A Single Man” : bluffant

Écrit le 03 mars 2010 par Virginie

Tom Ford réalise avec “A Single Man” son premier long-métrage, et le moins que l’on puisse dire c’est que le résultat est bluffant. En adaptant le roman éponyme de Christopher Isherwood, le célèbre couturier passe d’un art à un autre en gardant tout son talent. Il signe ici une œuvre cinématographique d’une qualité esthétique rare. Un soin particulier a été porté à l’ensemble de la technique que ce soit pour les décors, d’une élégance remarquable, le son, qui a presque un rôle à part entière, la qualité de l’image, la lumière, le montage intriguant et, bien sûr, les costumes.

Mais au-delà d’une qualité graphique qui n’échappera à personne, les idées fourmillent avec une sobriété déconcertante, sans jamais virer à la prétention et encore moins à la démonstration.

“A single man” dresse le portrait de George Falconer, un professeur d’université d’âge mûre qui ne voit plus de sens à sa vie depuis la mort de son compagnon dans un accident de voiture. Le film se focalise sur un jour particulier, un seul, et pourtant le temps ne paraît jamais long.

Tom Ford réussit à nous plonger dans une ambiance où l’on se sent bien, un plaisir visuel et auditif que l’on savoure, qui fait ressortir nos émotions. Et comme rien n’est laissé au hasard, le casting est lui aussi exceptionnel : porté par un Colin Firth méconnaissable mais excellent, qui mérite sa nomination à l’Oscar, tant il arrive à toucher le spectateur malgré les distances qu’il impose ; Julianne Moore, plus belle que jamais irradie l’écran ; Nicholas Hoult passe de l’univers de la série “Skins” à celui de “A Single Man” sans le moindre faux pas.

Décidément, Tom Ford assure un coup de maître pour sa première réalisation.

Photos de “A Single Man”

Fiche technique de “A Single Man”
Date de sortie cinéma : 24 février 2010
Réalisé par Tom Ford
Avec Colin Firth, Julianne Moore, Nicholas Hoult
Long-métrage américain
Genre : Drame
Durée : 1h40 min
Année de production : 2008
Distributeur : Mars Distribution

Bande-annonce de “A Single Man”

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La “Liberté” selon Tony Gatlif

Écrit le 01 mars 2010 par Virginie

Avec “Liberté”, Tony Gatlif rend enfin justice au génocide oublié des Roms en France durant la Seconde Guerre Mondiale. En effet, le peuple des Tsiganes est la deuxième population européenne, après les Juifs, à être exterminée, un fait qui reste bien souvent négligé.

Le cinéaste nous raconte ainsi l’histoire d’un peuple à travers le destin d’une famille dans la France occupée de 1943. Et il a su recréer avec une grande habileté l’univers, les mœurs et les croyances des “bohémiens”. En même temps, il nous présente l’histoire de deux “Justes”, dépeints pas comme des super-héros, à la Hollywood, mais plutôt comme tout un chacun de nous.

Tony Gatlif n’accuse pas pourtant, il raconte de manière très juste des évènements terrifiants d’une sombre époque. De plus, malgré la dureté du sujet, le film est rempli d’une grande magie et poésie. Le réalisateur insère quelques moments comiques savoureux, la musique gitane forte et belle est omniprésente. On a envie de rire et de pleurer avec ses protagonistes.

Mention spéciale pour le casting : un Marc Lavoine bluffant, grave et humain ; une Marie-Josée Croze égale à elle-même, sans défauts ; un petit Mathias Laliberté promis à un bel avenir ; et enfin (last but not least !) l’interprétation magistrale de James Thiérrée, la vraie révélation du film.

“Liberté” de Tony Gatlif est tout simplement une représentation émouvante et marginale de la Liberté.

Photos de “Liberté”

Fiche technique de “Liberté
Date de sortie cinéma : 24 février 2010
Réalisé par Tony Gatlif
Avec Marc Lavoine, Marie-Josée Croze, James Thiérrée
Long-métrage français
Genre : Drame
Durée : 1h51 min
Année de production : 2008
Distributeur : UGC Distribution

Bande-annonce de “Liberté”

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“Lovely Bones” : poème funèbre moderne et fascinant

Écrit le 16 février 2010 par Virginie

Loin des super productions comme “Le Seigneur des anneaux” ou “King Kong”, Peter Jackson nous revient avec un film dérangeant, difficile à classer.

“Lovely Bones” est l’adaptation du roman homonyme d’Alice Sebold paru en France sous le titre “La Nostalgie de l’Ange”. Il nous raconte la vie mais surtout la mort de Suzie Salmon, une adolescente violemment assassinée qui, depuis l’entre-deux-mondes, observe le deuil de sa famille et la progression de l’enquête de son meurtre.

Le film est un conte philosophique sur l’adolescence et la cruauté humaine, les regrets et la vie après la mort, réalisé avec sensibilité et subtilité et avec un casting de luxe : splendide Saoirse Ronan et magnifique Rachel Weisz ; odieux Tucci et jolie performance de Susan Sarandon ; Whalberg, maillon faible de l’aventure, mais émouvant malgré tout en père déterminé et brisé.

Le mélange réel et imaginaire est sublimement filmé : un poème funèbre moderne et fascinant émaillé de séquences à l’angoisse que n’aurait pas renié le maître du suspense et de scènes oniriques tranchant radicalement avec la saleté de lumière blanche que l’on nous impose depuis 50 ans en guise d’au-delà. Un film différent.

Photos de “Lovely Bones”

Fiche technique de “Lovely Bones”
Date de sortie cinéma : 10 février 2010
Réalisé par Peter Jackson
Avec Saoirse Ronan, Mark Wahlberg, Rachel Weisz, Stanley Tucci, Susan Sarandon, Michael Imperioli
Long-métrage américain, britannique, néo-zélandais
Genre : Drame, Fantastique
Durée : 2h08 min
Année de production : 2009
Distributeur : Paramount Pictures France

Bande-annonce de “Lovely Bones”

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“Invictus” : le sport au service de la politique

Écrit le 16 janvier 2010 par Virginie

Comme le bon vin Clint Eastwood se bonifie avec l’âge et atteint un degré de perfection rare dans le monde du cinéma. Un vrai phénomène : il enfile les chefs-d’œuvre à la chaîne, comme d’autres (que je ne citerai pas) les navets.

Dans “Invictus” une légende vivante pour les Sud-Africains noirs, Nelson Mandela, et un sport roi pour les Afrikaners, le rugby, serviront les aspirations légitimes à l’unité nationale de la nouvelle Afrique du Sud née en 1994 à la faveur des premières élections démocratiques. Le film est le récit de la stratégie politique mise en œuvre par Nelson Mandela. Sa pierre angulaire : la victoire des Springboks à la Coupe du monde accueillie par l’Afrique du Sud en 1995.

Bien plus qu’un film sur le rugby, “Invictus” est surtout un film démontrant que le sport peut unir une nation. Un appel a la paix, à l’égalité, à la tolérance et à la réconciliation.

Dans les mains d’un vulgaire tâcheron ou d’un petit faiseur, “Invictus” aurait sûrement donné un film remplit de clichés et de guimauve américaine écœurante et dégoulinant. Mais il n’en est rien, grâce à la magnifique performance de Morgan Freeman et à la caméra d’Eastwood qui, lors des séquences de matchs, nous immerge complètement au cœur de l’action.

Certes, un peu trop simpliste et idéaliste - tout le pays se réunit derrière l’équipe de rugby, d’accord, mais on a comme l’impression que grâce à ça tous les problèmes existants disparaissent d’un coup de baguette magique, alors que c’est loin d’être le cas - mais c’est beau à voir. Et c’est ce qui compte.

Photos de “Invictus”

Synopsis de “Invictus”
En 1994, l’élection de Mandela marque la fin de l’Apartheid, mais l’Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport.

Fiche technique de “Invictus”
Date de sortie cinéma : 13 janvier 2010
Réalisé par Clint Eastwood
Avec Morgan Freeman, Matt Damon, Scott Eastwood
Long-métrage américain
Genre : Drame, Historique, Biopic
Durée : 2h12 min
Année de production : 2009
Distributeur : Warner Bros. France

Bande-annonce de “Invictus”

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“Agora” : un péplum signé Amenábar

Écrit le 14 janvier 2010 par Virginie

Avec de la grandeur mais sans grandiloquence, Alexandro Amenábar nous offre ici une fresque tout à la fois historique, scientifique et philosophique. Un curieux péplum où l’on assiste à de violents conflits religieux entre chrétiens, païens et anciens déistes, qu’une jeune et belle astronome aux idées avancées ne pourra juguler.

Le tout développé sur un fond d’histoire d’amour. La petite histoire dans l’Histoire, qui réunit Hypathie, une philosophe astronome opiniâtre, Oreste, son esclave et futur chrétien affranchi, et Davus, son élève et futur préfet, dans un triangle amoureux - un jeu terrible et émouvant entre amour et haine, liberté et servitude, pensée et sentiment.

Pourtant il ne faut pas espérer trouver dans “Agora” un péplum à la “Gladiator”. Amenábar n’est pas Ridley Scott, et les scènes d’action ne sont clairement pas le point fort ni le centre de ce film.

Le mérite du long-métrage est d’envoyer un message sur l’intolérance et le fanatisme religieux, facilement transposable à notre actualité quotidienne. Le seul refuge est représenté par cette immense bibliothèque, regroupement de tous les travaux scientifiques : une métaphore de la raison en opposition au fanatisme.

On n’en regrette pas moins une certaine longueur et lourdeur de la mise en scène. Cela dit, la grande qualité visuelle ainsi que les prestations pleines de ferveur des acteurs font de cette production un film intéressant à voir.

Photos d’”Agora”

Synopsis d’”Agora”
Dans l’Egypte ancienne, en plein déclin de l’empire romain, la philosophe et scientifique Hypatie tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles au beau milieu des guerres de religion qui font rage.

Fiche technique d’”Agora”
Date de sortie cinéma : 6 janvier 2010
Réalisé par Alejandro Amenábar
Avec Rachel Weisz, Max Minghella, Oscar Isaac
Long-métrage américain, espagnol
Genre : Drame, Aventure, Historique
Durée : 2h06 min
Année de production : 2008
Distributeur : Mars Distribution

Bande-annonce d’”Agora”

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“Le Soliste” ou le pouvoir de la musique

Écrit le 13 janvier 2010 par Virginie

Avec ce film John Wright brise le rêve américain et nous montre le revers de l’Amérique. Sans pathos le réalisateur britannique nous raconte une histoire, en grand partie réelle (le film est l’adaptation du livre de Steve Lopez inspiré de son amitié avec Nathaniel Ayers), dont le premier mérite est de nous faire découvrir la vie des sans-abris de Los Angeles qui survivent dans une incroyable Cour des miracles à deux pas du glamour hollywoodien. Les scènes qui s’y déroulent allient la force documentaire (les figurants sont d’ailleurs de vrais SDF) à un vrai lyrisme.

Le succès de l’opus repose cependant dans les mains du principal duo qui se complète parfaitement, surtout que personne ne cherche à se voler la vedette. La narration, à la fois drôle et cynique, est assurée par un Robert Downey Jr. qui aura rarement paru aussi touchant. Il est le fil conducteur et ses répliques, souvent sarcastiques, amènent un peu de fantaisie à l’ouvrage. En revanche, c’est Jamie Foxx qui a le rôle le plus exigeant. Il maîtrise totalement les syndromes de la maladie mentale et sa composition, magistrale, pourrait bien lui valoir un prix d’interprétation.

Cette histoire d’une amitié improbable est au final une magnifique parabole sur l’acceptation de l’autre. Le tout illuminé par la bande-son exceptionnelle. Les amoureux de la musique classique devraient apprécier le film mais pas besoin d’être fan de Bach ou Bethoveen pour être touché par l’histoire.

Photos de “Le Soliste”

Synopsis de “Le Soliste”
L’histoire du musicien Nathaniel Ayers. Atteint de schizophrénie puis sans abri, il joue du violon sur les trottoirs de Los Angeles. Un journaliste du Los Angeles Time, Steve Lopez, le prend sous son aile.

Fiche technique de “Le Soliste”
Date de sortie cinéma : 23 décembre 2009
Réalisé par Joe Wright
Avec Jamie Foxx, Robert Downey Jr., Catherine Keener
Titre original : Soloist
Long-métrage américain, britannique
Genre : Drame, Biopic
Durée : 1h57 min
Année de production : 2008
Distributeur : StudioCanal

Bande-annonce de “Le Soliste”

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“Tetro” : le nouveau Coppola

Écrit le 08 janvier 2010 par Virginie

Avec “Tetro” Coppola signe un film très particulier. Il revient à un de ses thèmes privilégiés, la famille, sur un fond de secret et de mystère. L’action est transposée à Buenos Aires ce qui donne au récit une touche latine assez ‘Almodovar’.

Mais dans ce film le fond du sujet n’est rien, car le fond ici c’est la forme. Toutes les possibilités du numérique sont mobilisées au service de l’image. Résultat, “Tetro” est une vraie réussite au niveau de l’esthétisme : filmé en noir et blanc sublime avec des flashback en couleurs qui donne de la vitalité au long-métrage. Notons également l’excellente interprétation des acteurs principaux : Vincent Gallo - magnétisant et distant ; Alden Erhenreich - troublé mais déterminé ; Maribel Verdu - angélique et éclectique.

Le seul bémol, le final du film. On dirait que le réalisateur se soit senti obligé de nous offrir une révélation finale pseudo choc couplé d’un happy end un peu douteux. “Tetro” reste malgré tout un vrai bijou cinématographique que les cinéphiles vont nul doute adorer. En revanche, les amateurs de blockbusters pourront passer leur chemin.

Photos de “Tetro”

Synopsis de “Tetro”
Tetro, écrivain maudit, se veut être un homme sans passé. Exilé à Buenos Aires, il a rompu tout lien avec sa famille, notamment avec un père tout-puissant, chef d’orchestre égoïste. C’est alors que débarque en Argentine son jeune frère matelot, Bennie, à la recherche de son frère aîné. Le petit frère veut absolument comprendre la fuite en avant de son grand frère ainsi que l’histoire en eaux troubles de leur famille.

Fiche technique de “Tetro”
Date de sortie cinéma : 23 décembre 2009
Réalisé par Francis Ford Coppola
Avec Vincent Gallo, Alden Ehrenreich, Maribel Verdu, Carmen Maura, Klaus Maria Brandauer
Long-métrage américain, argentin
Genre : Drame
Durée : 2h07 min
Année de production : 2009
Distributeur : Memento Films Distribution

Bande-annonce de “Tetro”

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“Max et les maximonstres” : violent de tendresse

Écrit le 21 décembre 2009 par Virginie

Après un tournage de longue haleine (les premiers coups de manivelles datent en effet de 2005) et quelques remontages, le nouveau film de Spike Jonze est sorti enfin sur nos écrans. Un premier long-métrage qui n’est d’ailleurs pas écrit par son scénariste fétiche Charlie Kaufman.

“Max et les maximonstres” est l’ambitieuse adaptation de “Where the Wild Things Are” (titre original du film), un des plus grands classiques de la littérature de jeunesse illustrée américaine, écrit par Maurice Sendak et publié en 1964. Mais que ce soit clair, ce n’est pas un film pour les enfants, c’est un film sur l’enfance (comme le dit si bien le réalisateur d’ailleurs).

Nous y assistons à la quête initiatique d’un jeune garçon à travers sa découverte d’une île habitée d’étranges créatures, doublée d’une réflexion sur le pouvoir (comment l’atteindre et surtout est-il possible de le garder alors qu’il est impossible de satisfaire tout le monde ?). Et il s’avère que ce passage de l’enfance à l’age adulte n’est pas facile, et les problèmes qui semblent pouvoir être résolus facilement et rapidement ne le sont en réalité qu’en façade.

Mais au-delà de l’histoire il y a un monument d’émotion et de tendresse. Les musiques saisissantes envahissent le film et l’enchante. Ajoutons-y l’interprétation du jeune comédien Max Records (9 ans lors du tournage) qui est tout simplement épatante. Nous avons au final une aventure hors du commun pour une réflexion difficile sur l’enfance intelligente et pleine de sentiments.

Photos de “Max et les maximonstres”

Synopsis de “Max et les maximonstres”
Max, un enfant incompris, sensible et turbulent s’enfuit de chez lui pour arriver sur une île où il rencontrera les Maximonstres, créatures géantes aux émotions sauvages. Devenu leur roi, Max va bientôt se rendre compte qu’il est difficile de régner sur de tels sujets.

Fiche technique de “Max et les maximonstres”
Date de sortie cinéma : 16 décembre 2009
Réalisé par Spike Jonze
Avec Charlotte Gainsbourg, Max Records, Catherine Keener, Mark Ruffalo
Titre original : Where The Wild Things Are
Long-métrage américain
Genre : Fantastique, Aventure, Drame
Durée : 1h42 min
Année de production : 2009
Distributeur : Warner Bros. France

Bande-annonce de “Max et les maximonstres”

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“Persécution” : encore un film bobo-intello

Écrit le 15 décembre 2009 par Virginie

A l’approche des fêtes de Noël, voici un film qu’il ne faut absolument pas voir ! “Persécution” a pour thème principal la solitude. Cette solitude que tout le monde ressent et cette solitude qui fait mal. Il aborde aussi la complexité des rapports amoureux et amicaux. C’est lourd, pesant, déprimant, les personnages ne sont pas attachants voire détestables. Le parfait exemple de film bobo-intello : bavard et théâtral.

La persécution est vraiment légère et le persécuté se laisse bien vite faire. Les acteurs ne sont pas mal mais rien de bien nouveau. Duris fait du Duris, Charlotte Gainsbourg est sous employée même si elle est très bien et Anglade sans commentaire (toujours les fesses à l’air, tout comme Duris d’ailleurs, mais normal c’est du Chéreau…). Mais que vient faire ici cette grande actrice Hiam Abbas dans un troisième rôle totalement inutile ?

Sinon, “Persécution” est très beau sur le plan technique, magnifique maîtrise de la caméra, de la lumière et de l’image. Le reste… réservé uniquement aux existentialistes suicidaires.

Photos de “Persécution”

Synopsis de “Persécution”
Daniel est homme aux multiples visages : l’amant en demande obsessionnelle, l’ami fidèle mais caractériel, le fils incapable de faire le deuil d’un père qu’il continue de chercher dans tous les pensionnaires de la maison de retraite où il est mort… Le jeune homme survit cependant assez bien dans ce déséquilibre émotionnel, jusqu’au jour où apparaît dans son voisinage un fou qui va le persécuter au nom d’un prétendu amour. Après avoir essayé de l’éliminer de son horizon Daniel semble s’en accommoder jusqu’à en faire une sorte de confident. Cet intrus qui a le mérite certain de l’obliger à s’interroger sur sa vie sentimentale, et même sur sa vie tout court, est-il réel, ou bien fantasmé ? Sa violence éclate à l’écran, mais Daniel est en effet le seul à le voir et à l’intégrer dans son quotidien.

Fiche technique de “Persécution”
Date de sortie cinéma : 9 décembre 2009
Réalisé par Patrice Chéreau
Avec Romain Duris, Charlotte Gainsbourg, Jean-Hugues Anglade
Long-métrage français
Genre : Drame
Durée : 1h40 min
Année de production : 2008
Distributeur : Mars Distribution

Bande-annonce de “Persécution”

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“Invictus” le prochain Clint Eastwood

Écrit le 24 novembre 2009 par Virginie

Après “Gran Torino”, “Invictus” s’annonce comme le prochain film invincible de Clint Eastwood. Pour son trentième long-métrage, le prolifique cinéaste a choisi de re-créer une histoire vraie qui mélange politique, racisme et sport.

Des sujets qui semblent tenir à cœur au réalisateur qui nous plonge cette fois en Afrique du Sud où il a confié à Morgan Freeman le rôle de Nelson Mandela. En 1994, l’Homme d’Etat vient d’être élu et l’Apartheid semble terminé. Du moins sur le papier. En réalité le pays est ravagé par les discriminations et les soucis économiques. Une seule solution pour rallier Blancs et Noirs vers une même cause : le sport ! Président Mandela se rapproche alors de François Pineaar, le capitaine de l’équipe nationale de rugby. Ce dernier, incarné par Matt Damon, a pour mission d’emmener son équipe jusqu’à la victoire lors du Championnat du Monde, organisé en 1995 en Afrique du Sud.

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Si l’on connaît la fin de l’histoire, les Sud-africains remportant la Coupe du monde de Rugby, dans “Invictus” nous découvrons avec plaisir les enjeux de cette compétition qui dépassaient de loin le cadre du sport, prenant une symbolique toute particulière.

Notons d’ailleurs que le scénario du film se base sur le best-seller de John Carlin intitulé “Playing the Enemy: Nelson Mandela and the Game that Made a Nation”, un titre qui dit tout.

Nul doute, encore un magnifique Clint Eastwood en perspective. La sortie de “Invictus” est annoncée pour le 13 janvier prochain.

En attendant, vous pouvez toujours savourer sa bande-annonce :

Bande-annonce de “Invictus”

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“Le Ruban blanc” : le mal engendre le mal

Écrit le 29 octobre 2009 par Virginie

“Le Ruban blanc”, signé Michael Haneke, a remporté la Palme d’Or au 62e Festival de Cannes.

Le réalisateur nous présente les dérives d’une éducation puritaine autoritaire à travers ce film à la photographie noire et blanche splendide. Comme à son habitude, ce réalisateur talentueux travaille avant tout sur la violence psychologique, ici grâce aux relations entre des pères et leurs enfants dans une atmosphère à couper au couteau, parfois proche du fantastique.

Deux heures vingt-cinq d’angoisse sourde, de violence, de cruauté et de terreur psychologique, autour d’une métaphore du fascisme sous toutes ses formes : le mal engendre le mal. Et si on réfléchit un peu au devenir de ces enfants, que l’on peut déjà soupçonner d’actes ignobles, on devine qu’ils seront, 25 ans plus tard, de fidèles partisans de la cause nazie.

Bref, une tragédie implacable et glaçante, visuellement magnifique. Mais si pour vous le cinéma = divertissement, ce film n’est pas pour vous. Pour les autres, à voir obligatoirement.

Photos de “Le Ruban blanc”

Synopsis de “Le Ruban blanc”
Un village protestant de l’Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale. D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Fiche technique de “Le Ruban blanc”
Date de sortie cinéma : 21 octobre 2009
Réalisé par Michael Haneke
Avec Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesch
Titre original : Weiße Band - Eine deutsche Kindergeschichte
Long-métrage français, italien, autrichien, allemand
Genre : Drame
Durée : 2h24 min
Année de production : 2009

Bande-annonce de “Le Ruban blanc”

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“Piano Forest” en DVD

Écrit le 12 octobre 2009 par Virginie

L’excellent “Piano Forest” sortira en DVD le 4 novembre prochain.

Produit par le célèbre studio Madhouse, il s’agit du premier long-métrage réalisé par Masayuki Kojima. Il fait ici un petit bijou d’animation japonaise en adaptant le manga éponyme créé par Makoto Isshiki, une œuvre étonnante qui place la musique classique au centre de l’histoire.

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A sa sortie en DVD, “Piano Forest” sera disponible en une édition simple et une édition collector. A noter que le collector box comprendra en bonus exclusif le CD de la bande originale du film.

La bande-son
La musique de “Piano Forest” est incontestablement l’une de ses plus grandes qualités. On notera l’habileté du réalisateur d’avoir su mélanger aussi bien les créations originales (composées par le grand Keisuke Shinohara) et les morceaux classiques plus connus (Chopin, Mozart, Beethoven…) qui font appel à l’inconscient collectif. En effet, on aura tous entendu - sans pour autant en connaître les titres - “La Valse du petit Chien”, “Cadence” de Mozart, ou “Lettre à Elise”. Les morceaux sont, de plus, magnifiquement interprétées à la fois par le pianiste Vladimir Ashkenazy (qui se cache derrière les doigts de Kai), Kentaro Hashimoto (Shûhei) et Mariko Nogami (Takako).

Fiche technique
Titre français : PIANO FOREST
Titre original : Piano no Mori
Pays : Japon
Année de production : 2008
Durée : 1H41
Langues : VF/VOSTFR
Réalisateur : KOJIMA Masayuki
Production : studio Madhouse
Compositeur : Vladimir Ashkenazy

Bonus exclusif à la version collector : CD de la bande originale du film

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