Bon alors comme j’ai pas trop suivi à cause des clichés, des scènes inregardables, et des personnages pas charismatiques, je dois vous prévenir qu’il est possible que certains détails techniques m’aient échappés.

Alors si Daniel Craig continue à être un acteur cool et pose un personnage réussi, ce blond aux yeux transparents et lumineux, avec sa tête d’allemand, continue pour moi à passer aussi bien pour James Bond que Pierce Brosnan ferait un Docteur Denfer.

Après une scène (obligatoire?) de poursuite de voitures assez hachée (les plans de plus d’une seconde c’est vraiment surfait, vous le savez) on arrive au générique, dont je ne me rappelle… plus rien. En effet, je pensais déjà à autre chose, et il n’avait pas du tout ce qui fait un générique de Bond. A part une balle en gros plan qui traverse du sable, pas grand chose…

Ensuite, différentes scènes d’actions durant tout le film (normal, on va pas faire les étonnés), toutes faites de la même façon, c’est à dire celle à la mode : ne rien laisser de clair au spectateur.
On remerciera le réalisateur d’avoir échappé à la caméra à la main qui bouge. Grandement, même. Mais on aurait quand même préféré voir, surtout dans une course poursuite à pied, des plans de plusieurs secondes, vous savez le temps qu’on voit où sont les personnages, sur quoi ils marchent, qui est devant qui est derrière, qui a tiré, ce genre de détails.
Car à chaque fois, il faut attendre la fin de la scène d’action pour savoir qui a gagné.

Ensuite, James. Ça me fait bizarre d’écrire ce nom flegmatique anglais vous savez, car depuis le commencement de cette série retraçant les débuts du héros, de flegme il n’a jamais été question. Si dans le précédent on voyait que newbie-007 y venait lentement, tout est oublié ici et la seule trace d’évolution qu’on y verra, c’est le très léger passage de « chien enragé en quête de vengeance » à « chien enragé avec moins de quête de vengeance ».

C’est officiel : James Bond n’a plus la classe. Il ne se recoiffe pas nonchalamment après avoir survécu à une explosion nucléaire, il se sort pas de petite remarque cinglante sur la mort de son pire ennemi qui tombe, en torche humaine et avec un bras en moins, dans un destructeur à déchet géant (nucléaire également).

Un fan qui a lu les romans de Ian Fleming me dit qu’il aime ce James-là, car il ressemble plus aux bouquins, dans lesquels en effet le personnage est très violent.
C’est bien pour lui… mais je préfère quand même mon petit perso cliché, seul héros flegmatique restant depuis que John Steed est au placard (donc depuis 40 ans).

Un autre truc. Si je me trompe pas, cela fait les trois derniers James Bonds de la série que 007 se fait ennemi du MI6. Les trois derniers qu’ils semble oublier sa mission pour se venger à la place, et que le MI6 lui retire donc ses accès, voire essaie de l’arrêter. C’est lourd. C’est très lourd.
Je croyais que les années « Now, it’s personnal!!! » étaient passées.
Outre que c’est lourd, c’est surtout pas James Bond… Il bosse pour le MI6. Il est au service de sa majesté.

Pour conclure : scènes d’actions hachées, héros violent et méchant, pas de scène de gadgets avec Q ! Méchant, qui malgré sa Françaisitude, n’est pas un méchant intéressant… Heureusement on a toujours des James Bond Girls à mater.
A croire que les producteurs de James Bond récents n’ont aucune idée du pourquoi on va voir leur film. Mais on va les voir pour les clichés et les concepts de répétition les enfants ! On veut du flegme, de la fille, du gadget, et du méchant mégalomane qui veut détruire la lune avec son rayon laser…

5 COMMENTS

  1. Tout simplement affligeant comme film. On aurait cru du XXX en mal filmé. Forster a voulu rendre l’action plus dynamique mais on se retrouve avec un clip tuning MTV avec des plans rapprochés agressifs et qui changent toutes les secondes. Le ponpon est atteint dans la scène d’action du Palio où on voit deux couillons courir dans le noir entrecoupée de scène de foule où on voit une main, une tête, le sol, une fleur… naze ! Et l’histoire ne rattrape vraiment rien… ok y’a 1 an, c’était la mode de parler de pénurie alimentaire mais un méchant qui bosse pour le spectre dont le travail c’est de piquer les réserves d’eau… tout simplemennt ridicule !

    Et James ne vient rien faire pour sauver le bateau qui coule en se parodiant lui-même. Scène collector : l’agent anglais qui vient l’arrêter qui échange 2 mots puis ils baisent. encore du XXX niveau scénario…

    Ce quantum of solace n’est rien d’autre qu’un quantom of desolation pour moi

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