Indiana Jones 4 Le Royaume du Crâne de Cristal est sorti depuis le 23 mai et nous avons enfin pu le voir. Voilà une critique du film :

Le film se situe en 1957. Evolution logique de la timeline, Harisson Ford n’étant plus tout jeune, le film plante son décor dans L’Amérique en proie au Maccarthisme. Fini les balades en zeppelin à dézinguer du nazi, maintenant c’est le danger bolchévique qui guette notre aventurier. La première longue scène d’introduction nous présente les personnages. Indiana Jones et « Mac » MacHale dans le camp des gentils et Irina Spalko dans le camp des méchants. Dès cette intro avec ces 3 personnages, on sent que quelque chose cloche. L’éclairage de la scène est complètement irréel et on sent tout de suite l’aspect studio, limite surréaliste de la scène.

Indiana Jones 4 : la critique
Scène irréelle où l’éclairage et le ciel sont vraiment ratés

Les russes mettent alors la main sur un artefact estampillé Roswell. Deuxième mauvaise impression donc : l’histoire va partir en sucette, on le sent dès cette introduction que le film de Spielberg a sacrifié les mystères archéologiques à la légende urbaine new age et ça, ça fait mal. Troisième blessure : Indiana Jones fausse compagnie à ses ravisseurs et là s’enchaine un combat épique où Harisson Ford, du haut de ses 66 ans, pulvérise des soldats russes armoires à glace, où il court sur les traverses d’un entrepôt avec plus d’agilité qu’Altaïr d’Assassin’s Creed et où il enchaine les cascades les plus invraisemblables.

Et alors me direz-vous ? Est-ce suffisant pour dire que le film est mauvais ?

Non, bien entendu, mais cette scène d’action, en plus d’être surréaliste, est surtout beaucoup, beaucoup trop longue.

En 20 minutes d’introduction, Indiana Jones 4 plante ses trois principaux défauts qui le suivront tout le long du film :
1. Effets spéciaux 3D ratés
2. Histoire assez peu palpitante et inutilement complexe
3. Scènes d’actions trop longues, sans surprises et avec une surenchère constante.

Indiana Jones 4 a fait le pari de mettre l’accent sur l’action au détriment de l’aventure. Fini les pièges à débloquer dans les temples, fini les énigmes, maintenant Indy il cogne et ça lui prend bien 75% de son temps dans le film. Fini aussi le mythe de la liberté qu’incarnait l’archéologue, dès le début du film on le voit en proie à des agents du FBI et on fait état de son glorieux passé à l’OSS. Indiana Jones est donc relégué à un statut d’espion, dépendant et contrôlé par le gouvernement américain… dur à avaler. Fini aussi Indy le séducteur. En dehors de la méchante russe aussi froide que de l’antigel de tank, le seul personnage féminin du film est celui de Marion Ravenwood ( Les aventuriers de l’arche perdue) qui est tellement inutile qu’on aurait pu couper ses scènes sans influer à aucun moment sur le film.

Pour autant, tout n’est pas mauvais dans Indiana Jones 4. Shia LaBeouf est la petite révélation du film avec un rôle à la fois de dur, de bagarreur et de tendre. On pouvait penser que son personnage serait soit trop envahissant (pour rajeunir le film voir remplacer Indy), soit trop inutile. Ni l’un ni l’autre, c’est un, c’est LE très bon personnage.
Mention spéciale aussi pour Cate Blanchett qui joue une méchante… vraiment efficace même si globalement, son personnage et les méchants russes sont vraiment sous-exploités.

Indiana Jones 4 - La critique

Autre bonne surprise du film, Spielberg n’a pas cédé aux sirènes du tout numérique et nous propose des décors « réels » de toutes beautés, donnant un vrai cachet aux environnements visités par le docteur Jones. Enfin, Harisson Ford est toujours aussi efficace dans ce rôle et la magie, malgré les défauts rédhibitoires du film, fait quand même effet.

Car ils se sont acharnés sur ce pauvre Indiana Jones 4. Exit les nazis, mettons des russes ! Sauf que le transfert passe mal surtout quand les « méchants » exposent leur plan machiavélique (en gros, rendre le monde communiste), on se dit blague ? hommage à la parano anti-rouge de l’époque ? Quoiqu’il en soit ils ne sont pas très crédibles et n’incarnent pas le mal, comme les nazis savaient si bien le faire.
Exit aussi la psychologie des personnages, vu que les spectateurs les connaissent déjà, pourquoi se compliquer la tâche ? Les héros passent dans le film comme un éclair, ne laissant aucune empreinte (sauf Shia LaBeouf, qui arrive à véhiculer un peu d’émotion, rendant ainsi au moins un des personnages du film un tant soit peu humain)

Tout ça a été compilé pour laisser le libre champ à l’action. Bien que divertissante, les scènes d’actions manquent cruellement de variété. Le film compte 4 scènes d’action : le début, la course poursuite en moto dans la ville, la course poursuite dans la jungle et le combat final. Scènes trop longues où on en fait trop et où surtout les images de synthèse sont mal exploités : la course poursuite dans la jungle est d’un ennui mortel : les héros passent de voiture en voiture sans effort, se battent 10 minutes debout sur une jeep lancée à toute allure sans être chahutés par la route, on sent vraiment la scène tournée en fond vert, trop longue, une fois encore trop « fausse » pour faire vibrer le spectateur.

Puis le finish avec le syndrome Esteban où on bâcle rapido l’histoire. Un peu comme si le thème des extraterrestres était honteux, on élude beaucoup de question. Dans les précédents Indiana Jones, il y avait une partie de mystique mais le scénariste ne se targuait pas de donner une réponse, chacun y voyait ce qu’il voulait : le divin, des klingons, de la magie… dans Indiana Jones 4, on nous donne la réponse (des E.T), cassant l’imagination mais sans pour autant nous donner d’explications. Du coup, le film en dit trop mais n’en montre pas assez. Dommage.

Pour conclure, je dirais qu’Indiana Jones 4 est somme toute un bon film. Il y a de l’action, c’est divertissant, les acteurs sont efficaces et l’histoire suscitera de l’intérêt chez les amateurs d’ésotérique. En revanche, c’est réellement un mauvais Indiana Jones dans le sens que le film se résume au plus simple dénominateur commun de la série : Harrison Ford + action + chapeau / fouet.

Indiana Jones 4 - La critique

Un peu léger pour convaincre.

5 COMMENTS

  1. totalement d’accord avec ta critique. J’en suis sortie ennuyé, non pas pour moi mais pour le film, ou plutôt le personnage qui est devenue la caricature de lui-même… Je pense que David Koeep à mal potassé son sujet, et voulant passer des nazis au Russe, de la fin des années 30 à la fin des années 50, son scénario fait que tout est en décalage avec ce que l’on connait de Indy.
    De même la réalisation, malgré ce qu’en dit Spielberg qui parle d’un retour au source de l’image), on est loin de la fraicheur originel, on y trouve des séquences TRES modernes comme celle de l’introduction dans les plans, SANS MUSIQUES !… Et parlons en de la musique… J’ai eu l’impression qu’il y en avait pas ou peu, elle était transparente comme de l’eau de roche ! John Williams, que ce passe t’il !?

    J’aimerai dire que j’ai aimé, mais ce n’est pas possible… On est malheureux d’avoir assisté au carnage d’un mythe. Et quoi qu’en dise Spielberg, Lucas et Consort, les critiques ne proviennent pas que des professionnels, nous spectateurs sommes aussi là. De plus le sentiment qu’ils donnent avec ce genre d’explications (Indy toujours décrié, etc) ne l’était que par les Pro… Les cinéphiles eux adoraient INDY…

    Maintenant, peux-être sommes-nous trop proche du mythe, trop fans, et que ce film, ne peut que plaire qu’au nouveaux fans, ou ceux qui ne connaissait pas et qui voit ce film comme un TRES BON film d’action…

  2. Franchement c’était un bon film !!
    L’esprit Indiana était présent je trouve, c’est pas un simple film d’action.

    Indy était très présent, et bon, il est un peu indestructible, mais sinon ça va 😉
    Et puis mention spéciale à Ford qui ne faisait vieux-mais-encore-balèze.

  3. Oui, Saria, mais où est le souffle épique des précédents films ?. Bie entendu ce n’est pas un buddy movies, que c un film d’action de haut vol, je ne decrie pas celà. Mais il faudrait tout de même que l’on s’avoue qu’on est TRES loin de la qualité (oui j’ose le dire) scenaristiquement parlant de la 1ere trilogie. Et le scenario est le premier support à un film. On pourrait discuter de la réalisation mais le fait est que le scenario prépare un film. mais là, malgré les séquences indyesques qui donnent un plaisir certains (trop peu nombreuses ou mal gérés) on est mal à l’aise.

  4. je n’oserai pas comparer des films qui sont dans ma tete depuis tout petit avec ce nouveau film…
    l’effet nostalgie et souvenir fait qu’on pense obligatoirement les vieux comme meilleurs (meme si je ne pense pas que celui là était aussi bon, effectivement)

    Maintenant le coup d’indi qui sort du frigo sans aucune égratignure, fallait oser…

  5. salut les gars moi de ce film je pensse quy’il ai bien mais il fait trop bizarre enfin il ai dans des décore un peu vieillo il pourrais se passer a DALLAS le film ou je sait pas…mais ouais ça peut aller il ne ressemble pas au autre indiana jones et sa c bien!=)mais autrement cool le début avec le compte-arebour qui fait déclencher une éspèce de fusée lol quand indy a la bouche qui va dégager de sa tronche XDXDXD sa va avec les indigéne qui capture indy et tout vers le milieux du film mais sait vraiment créatif et imaginatif tout comme les autres épisodes je pensse que sait le dernier épisode mais pas grave…JE LE NOTE CE FILM 13/20.

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