
Frontière(s) nous ramène en 2005, second tour des élections où Le Pen apparait comme le grand gagnant. Une bande profite du chaos ambiant pour se faire un petit braquage. Histoire de se faire oublier, ils se mettent au parfum quelque temps dans un bled campagnard paumé. Tragique erreur, les gentils paysans, sans doute rendu fou par les dictats de Bruxelles et la victoire proche du FN peuvent enfin donner libre cours à leurs plaisirs perso : tuer du djeunz et accessoirement, le bouffer.
La messe est dites, la boucherie peut commencer. Xavier Gens a voulu se faire un gros plaisir en rendant hommage au maitre du hack and slash ciné aka Massacre à la Tronçonneuse et ça se voit ! Frontière(s) ne fait vraiment pas dans la dentelle.
La Bande annonce :
Voilà, la bande annonce a bien donné le ton, la violence urbaine se fait rapidement éclipser par la violence primitive, la pulsion de mort. Xavier Gens a eu la bonne idée de pas trop s’étendre sur le contexte électoral pour se focaliser sur le jeu de massacre. Et dieu que c’est réussi ! La plastique impeccable du film est un régal pour les yeux et la réalisation tient bien la route, n’épargnant pas le spectateur avec du gore bien dégoulinant d’hémoglobine. Surtout que le film revient de loin. Interdit à sa sortie aux moins de 16 ans, il a failli passer à “interdit aux moins de 12 ans” sous la pression d’un producteur. Gens a continué à filmer les scénes trash en cachette avant qu’Europa Corp ne se pointe et valide le -16 ans. Ouf !
Hitman de Xavier Gens a déjà gouté aux affres du politiquement correct et a bénéficié d’un “reshoot” mystérieux quant à sa teneur (et à son auteur), mais qui a accouché au final d’une bouillie cinématographique désastreuse. Heureusement qu’on évite ça avec Frontière(s). C’est bien le bébé chéri du réalisateur français, pas de doute sur la paternité ce coup-ci. Dommage pourtant qu’on doive encore se cogner du néo-nazi et un discours politique vaseux dans la deuxième partie, la famille de taré était pourtant un délice, magistralement porté par un Samuel Le Bihan en bonne forme et une Karina Testa étonnante.
Frontière(s) est loin de révolutionner le genre, mais il est rare que les français se frottent au style Thriller / épouvante et pour une fois, c’est réussi. Pas très fin certes, mais complètement jouissif.



Moi, tout ça, ça m’a donné envie d’une bonne choucroute !
Fiche technique
Sortie en France : 23 janvier 2008
Réalisation : Xavier Gens
Scénario : Xavier Gens
Production : Europa Corp
Casting
Goetz : Samuel Le Bihan
Yasmine : Karina Testa
Gilberte : Estelle Lefebure
Alex : Aurélien Wiik
Tom : David Saracino
Eva : Maud Forget
Farid : Chems Dahmani
Karl : Patrick Ligardes
Claudia : Amélie Daure
Hans : Joël Lefrançois
la vieille tracheo : Rosine Favey
Sami : Adel Bencherif




















Voilà, j’avoue, j’ai trouvé ça drôle. Pour autant est-ce que “Meet the Spartans” sera un film drôle ? Là, c’est déjà plus difficile de s’avancer. Si l’on en juge le passif des papa du film, on peut craindre le pire même. Epic Movie était globalement raté par ses gags trop long (et lourds), une histoire décousue et son comique de référence souvent pas drôle. Car les deux réalisateurs sont des pro pour les “gags de référence” autrement dit : la blague qui n’est pas drôle en soi, mais qui devient drôle seulement parce qu’elle fait référence à un fait ou une personne hors contexte.








Bouh ! Les aliens et les predators, les ennemis mortels des humains sur la chaine alimentaire, sont de retours, et ce coup-ci, ils vont s’amuser dans une petite bourgade de campagne au fin fond du Colorado. 




Jusque là, rien de très spécial.
























